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Nina Volkovitch (T.1) : La lignée

Roman
à partir de 11 ans
: 9782354881719
14.90
euros

L'avis de Ricochet

En 1948, Nina, jeune fille de quinze ans qui n’en paraît que douze, se retrouve comme orpheline dans une URSS en pleine ascension. Son père, dissident, est passé depuis longtemps à l’étranger, et sa mère vient d’être envoyée dans un goulag car elle avait refusé d’enlever des toiles d’art contemporain occidental du musée où elle travaillait. Nina est envoyée dans un orphelinat censé redresser son esprit. Mais, aidée d’une professeure d’arts plastiques, elle va chercher à s’évader pour retrouver la trace de sa mère, suivant des indications à partir d’œuvres de peinture. Devenue un temps gamine des rues de Moscou, Nina part alors à l’aventure, fantastique…


C’est un étrange tome d’exposition que nous livre ici Carole Trébor, sur une période presque jamais explorée en littérature jeunesse et qu’elle décortique avec un réalisme sans concessions. Le début de la Guerre Froide s’accommode particulièrement de son ambiance de frayeur interne sur fond d’arbitraire et de pauvreté généralisée, de son écriture très documentée au présent, peut-être un peu sèche. Il est difficile de s’identifier à l’héroïne dont le physique insolite est mis en avant davantage que la psychologie. Mais il est difficile aussi de ne pas s’attacher à ses pas, porté par la curiosité : Nina commence à manifester des dons qu’on comprend hérités de ses ancêtres. Les religieux orthodoxes ne sont pas bien loin dans l’histoire, et le mélange traditions ritualisées/communisme nouveau menace d’être… explosif dans les prochains tomes ! Savant mélange de rigueur et de fiction, Nina Volkovitch augure d’une série maîtrisée et originale.

Présentation par l'éditeur


Envoyée à l’orphelinat de Karakievo parce que ses parents sont considérés comme des « ennemis du peuple », Nina Volkovitch a fait le serment de s’enfuir et de retrouver sa mère, emprisonnée dans un goulag de Sibérie. Mais comment s’enfuir d’un tel lieu quand on a quinze ans, et qu’on en paraît douze ? Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa mère a pris soin de dissimuler de précieux indices pour l