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Nian le terrible : la légende du nouvel an chinois

Sélection des rédacteurs
Album
à partir de 6 ans
: 9782021051117
14.00
euros

L'avis de Ricochet

Nouvel an est la fête la plus populaire d'Asie. Une des raisons se niche peut-être dans le souvenir glorieux que procure, bien des années après, la lecture de cette légende.
Autrefois, au fond des mers de Chine, vivait un monstre terrifiant, redouté de tous parce qu'il n'hésitait pas à dévorer quiconque se trouvait sur son passage. Nian, le dragon aux cornes pointues, aux dents acérées n'apparaissait qu'une fois, la veille de la nouvelle année. Pour avoir la vie sauve, les habitants prenaient la fuite et se réfugiaient dans les hautes forêts de montagne. Mais un jour, un vieil homme va changer le cours du destin, avec une canne de bambou et des idées. Après de longs palabres, un stratagème est élaboré : effrayer Nian en faisant du bruit et du feu, deux composants que détestent les animaux. Devenu fou de rage à cause des flammes qui l'éblouissent, le dragon piqué dans son orgueil fait face au vieil homme, et dans un duel pétaradant, le pauvre Nian vacillant se replie et retourne dans les abysses ténébreux.

Nian est devenu au fil du temps « année ». Les pétards d'aujourd'hui font référence au bruit causé par la canne de bambou et symbolisent l'espoir de passer une bonne et heureuse année.

Illustré dans la tradition chinoise sur papier de riz par l'artiste He Zhihong, cet ouvrage, qui tombe - heureux hasard (?) - l'année du dragon, est une réussite tant du point de vue de l'écriture que de l'illustration. Oser affronter son dragon intérieur quel que soit son âge, et si possible gagner le combat, est un thème récurrent et ô combien important de la littérature jeunesse qui concerne aussi bien les adultes que les enfants.

Présentation par l'éditeur


Dans les temps très anciens vivait au fond des mers de Chine un monstre terrifiant : Nian. Tous les ans, la dernière nuit de la douzième lune, il surgissait des flots et anéantissait tout sur son passage, les hommes comme les bêtes. Un jour, alors que les habitants s'apprêtaient à quitter leur village pour se cacher dans les montagnes, un vieil homme à barbe blanche prit la parole : "Cessons de