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L'éditeur : Oskar jeunesseLes éditions Oskar ont créé Oskar Jeunesse en octobre 2005.Au niveau de leur politique éditoriale, ils privilégient des livres à contenu « éducatif » :
- "Mes premiers apprentissages", une collection de livres drôles et pédagogiques pour les tous-petits.
- Pour les petits (de 6 à 8... |
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L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Le roman débute avec le départ en vacances à la Réunion... Pour la première fois Mélisse a en effet émis le souhait de connaître son île.
Si la mère s'inquiète de ce désir et cherche à tout prix à aider sa fille dans ce retour aux origines, le frère lui s'aperçoit pendant ce voyage, que ses sentiments pour sa soeur ont changé.
Cinara aime Mélisse d'un amour qui n'a plus rien de fraternel.
Et il use de mille stratégies pour lutter contre cet amour "monstrueux" qui le dévore. Il se sent une responsabilité d'autant plus forte qu'il est l'aîné... Mélisse, elle minaude, flirte avec un réunionnais, semble provoquer son frère.
Car à la fin du récit nous découvrons que Mélisse est elle aussi amoureuse de son frère, et que contrairement à lui, elle a accepté l'évolution de ses sentiments... Ce voyage à la Réunion n'était qu'un prétexte pour lui faire comprendre et admettre leurs différences fondamentales : leur amour n'est pas incestueux puisqu'ils ne sont pas réellement frère et soeur...
Tout ce va-et-vient de sentiments se déploie dans une découverte de l'île, de ses coutumes, de ses paysages...
Ce roman ne m'a pas convaincu, voire m'a laissé mal à l'aise pour plusieurs raisons.
Je trouvais que le sujet (grave) était parasité par la peinture carte postale de la Réunion. Comme s'il y avait deux sujets dans ce livre : l'amour entre ce frère et cette soeur et une visite touristique de la Réunion.
Ensuite je me demandais qu'est-ce qui constitue le lien fraternel : le sang, ou l'éducation.
Qu'une attirance existe entre frère et soeur (adoptés ou pas d'ailleurs) pourquoi pas et surtout à cette période de grand bouleversement qu'est l'adolescence...
Que cela perturbe, normal... Que cela soit normal si l'on n'est pas frère et soeur de sang, voilà qui me trouble... Le tabou de l'inceste s'inscrit certes dans la consanguinité.. mais pas uniquement, ces enfants ont été élevés ensemble...
Par ailleurs les parents restent assez absents... et lorsque la voix du père se fait entendre (contrepoint de celle de la mère trop "psychologisante" -pardon pour le néologisme- dans ces rapports à ses enfants -dixit le père-), c'est lorsque Cinara évoque à la fin du roman le souhait d'aller au Cambodge. Souhait qui est visiblement une façon pour lui d'effectuer le même chemin que Mélisse et d'accepter ses sentiments.
Le père abonde dans le sens de son fils (la mère, inquiète de ce désir -toujours par rapport aux origines- est réticente), et l'on se demande, s'il a senti quelque chose ou pas, le roman n'est pas très clair là dessus...
Bref, cela aurait mérité moins de descriptions d'une île idyllique (les superlatifs abondent) et plus de développement de l'intériorité des personnages (Judenne n'ayant pas fait un roman elliptique où le lecteur serait invité à lire entre les lignes)