L'avis de RicochetGeorgieporgie XIII, roi d’un pays ignoré, est amoureux fou d’Annabellastella sa femme qui éprouve pour lui de la tendresse mais sans feu ni passion. Ainsi, nulle possibilité de rejeton, Georgie porgie XIII tente tout pour enflammer la belle et faire fondre sa froideur. Rien n’y fait jusqu’à ce que le pâtissier, « un bon gros rond tout en sourire » suggère que peut-être, « les parfums qui viennent du four [pourraient] éveiller son désir ». Elle prend beaucoup de plaisir, - et de poids -, grâce au savoir-faire du pâtissier, tant et si bien qu’elle en devient immobile : impossible de se mouvoir ! Chaim Yankel, sage, appelé à la rescousse déclare solennellement « qu’il faut lui trouver la chemise d’une femme heureuse » Sur le champ, le roi part chercher une femme heureuse pour obtenir sa chemise. Le remède paraît simple, pourtant longue et difficile est la mission, jusqu’au moment où apparaît Manyamimi et ….
Tout l’art de Susie Morgenstern irradie ce conte musical. Jeu de mots, répétitions et ribambelles, sens du comique éclatent dans sa lecture aux intonations anglaises. Son goût pour la vie (et les gâteaux), sa foi dans le bonheur malgré tout, prennent appui sur les péripéties de ce conte de facture classique mais impertinent dans sa morale, son renversement des convenances et son affirmation tranquille que bonheur et amour sont synonymes, délicieux comme une sauce au chocolat. Le plaisir du conte s’enrichit des illustrations de Batia Kolton, un peu désuètes, aux couleurs ternes, voire caricaturales : on admirera le heaume du roi et la mine réjouie du cuisinier qui semble tout droit sorti de chez Maurice Sendak. Louis Dunoyer de Segonzac, complice, a joué avec les poèmes qui rythment le texte pour compléter les effets, l’interprétation est simple claire, enjouée. C’est drôle, riche et heureux.
Danielle Bertrand Voir la chronique de Danielle Bertrand
Brève présentation par l'éditeurLe roi Georgieporgie XIII a tout pour être heureux : bon et généreux, il vit en harmonie avec son royaume. Son seul problème, car il y a toujours un problème, c’est la reine Annabellastella. S’il se languit d’amour, elle refuse qu’il la touche. Comment, dans ces conditions, espérer avoir des petits princes et des petites princesses ? La reine reste complètement insensible à la joie et l’amour. Le roi se plie en quatre pour la libérer de sa mélancolie : promenades, couture, peinture, musique… sans succès. Seule la pâtisserie semble l’animer, tant et si bien qu’elle grossit jusqu’à ne plus pouvoir quitter son lit ! Selon un homme sage du royaume, le seul remède serait de lui procurer la chemise d’une femme heureuse… Le roi et ses armées sillonnent le royaume et trouvent enfin cette femme : elle s’appelle Manyamimi. Au contact de la chemise, la reine reprend goût à la vie et avoue au roi qu’elle est amoureuse du pâtissier ! Georgieporgie, compréhensif, la laisse partir car il vient lui-même d’avoir le coup de foudre… pour Manyamimi, la femme heureuse. L'éditeur : Actes Sud junior En 1995, les éditions Actes Sud publient leurs premiers livres jeunesse et, peu à peu, s’affirme le désir de créer, sous la marque Actes Sud Junior, un véritable département.
En 2006, une page se... |