L'avis de RicochetDouze nouvelles à qualifier pour le moins d’étranges, ont en commun une narration distante et un goût amer. Certaines, partant d’une situation ordinaire, virent au fantastique (La Sirène, faite à partir d’un sachet de poudre à fabriquer un bébé, Une rude journée où un homme découvre que sa femme est en brioche) ; la plupart restent dans un réalisme cruel, lié à l’enfance ou à l’inverse la vieillesse (Philémon et la satanée gamine). Il est toujours question de rejet, d’exclusion (Histoire de dire, sous l’occupation allemande, est la plus explicite), et peurs et désirs inavouables se dévoilent en filigrane, reflets d’inconscients chargés. Les chutes sont brutales, mais n’apportent pas de résolution aux situations : ce goût d’inachevé ne fait qu’accentuer l’inquiétant. La nouvelle finale, L’horoscope des morts, englobe toutes les autres en proposant de deviner les futurs. Une seule exception, la courte Poussière d’étoiles, variation sur le conte du Petit Chaperon rouge, peut n’être qu’un rêve plutôt amusant. L’ensemble, classicisme maîtrisé au service d’une forte imagination, laisse… surpris, dans le bon sens du terme. La Sirène trouvera-t-il le public escompté ? Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : 400 coups (éditions Les)Les Editions Les 400 Coups existent au Québec depuis 1994 et ont progressivement pris pied en France à l'aube de ce nouveau siècle. Consacrées à plus de 80% à l'édition jeunesse, les 400 Coups, à travers toute une série de collections ( "Comme 3 pommes"," Ma langue au chat", "Grimace",... |