L'avis de RicochetA l’occasion du « Printemps des Poètes », du 10 au 16 mars 2003, le Seuil publie un beau texte de Jean-Pierre Siméon, sur la poésie et les poètes. Loin des discours austères et didactiques, le texte est écrit sous la forme d’une lettre adressée à un correspondant imaginaire et au-delà, à tous ceux que la poésie rebute, laisse indifférents, ou intimide, pour pouvoir dire : « la poésie, pas peur ». Jean-Pierre Siméon, lui-même poète, trouve les mots justes pour nous rendre la poésie vivante et familière. Familière parce que, dit-il, les poètes sont des gens comme nous, qui parlent de choses banales et sérieuses, il tord le cou à cette éternelle question : « la poésie, à quoi ça sert ? », il revendique le droit à la lenteur, parce qu’en poésie, ce sont les lents qui gagnent, et surtout, il parvient à nous convaincre que la poésie, qui est un langage à part, sert, non pas à embellir la vie, mais à nous la montrer telle qu’elle est, et peut nous aider à mieux comprendre nos propres émotions. Ce texte intelligent, dense et en même temps léger, remplacerait avantageusement tous les discours scolaires, qui généralement, ne font que renforcer cette désaffection pour la poésie. |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Il ne se volatilise point sans laisser de trace. Le poète ne cesse en effet de frémir après avoir enfanté ce souffle printanier. le poème surgit tel un bourgeon et il ne cesse de prendre de l'envergure, de se ramifier même à l'insu de son géniteurle lecteur demeure sous le charme indicible des vers en gestation...