L'avis de RicochetLa vie de Peter , 14 ans, n’est pas facile. Il ne se sent bien nulle part et a déjà été renvoyé de plusieurs lycées. Il pense que tout est de la faute de sa sœur jumelle, Maya. Elle est tout le temps avec lui pourtant, lui parle, le soutient, alors qu’elle est morte il y a neuf ans déjà. Peter est le seul à la voir, à communiquer avec elle car il a développé des dons de médium. Le plus cher désir du garçon est d’être comme tout le monde, passer inaperçu, ne pas avoir d’ennuis. C’est dans cet état d’esprit qu’il arrive en cours d’année au pensionnat de St Gabriel, un établissement situé très loin de chez lui et fréquenté par des rejetons de familles aisées.
Rapidement, la situation devient douloureuse pour Peter. Il est remarqué par l’une des terreurs de l’école, Tyler Matheson, qui prend plaisir à le harceler. Il s’inquiète pour sa sœur, Maya, qui erre dans le pensionnat pour échapper à un croque-mitaine voulant qu’elle rejoigne le royaume des morts. Enfin, il doit affronter le spectre Movaisogur, dont l’apparition annonce une mort prochaine. Qui doit mourir, comment le prévenir, comment éviter cette mort ? Voilà à quoi Peter le médium est confronté.
Bien que cette nouvelle série se déroule dans un univers très anglo-saxon, N.M. Zimmermann est bien une auteure française, familière des territoires fantastiques (Eden city, publié chez Milan).
Le pensionnat est un lieu incontournable de bien des romans fantastiques proposés aux adolescents. C’est un endroit clos, souvent isolé, mystérieux, où les élèves vivent entre eux, où les luttes de pouvoir se développent rapidement, et où les créatures de toutes sortes y évoluent. St Gabriel ne fait pas exception à la règle, l’on y croise quelques fantômes, spectres annonciateurs de mort et autres croque-mitaine. Cet aspect-là n’est pas le plus intéressant du roman, qui comporte quelques longueurs. La relation de Peter et de Maya, jumeaux qui ne parviennent pas à se quitter malgré la mort de la seconde, le vif désir de Peter à vouloir s’intégrer dans le monde réel, la souffrance vécue par le frère et la sœur du fait de leurs différences, tout cela est plus intéressant et propice à un développement plus dense. Attendons la suite.
Catherine Gentile Voir la chronique de Catherine Gentile
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