L'avis de RicochetEdward et Meg sont jumeaux mais tout les oppose. Meg est grande, brillante à l’école, travailleuse, populaire tandis que Edward est beaucoup plus petit, solitaire, fantasque. Ils ont beaucoup de mal à se supporter, s’énervent l’un l’autre, s’observent et s’évitent autant que possible. Leurs parents, très à l’écoute, acceptent de les scolariser dans deux écoles différentes de New York, où ils vivent. Meg intègre l’école Fisher, un établissement privé pour éléves favorisés à tout point de vue, tandis que Edward fréquente l’école alternative de Charlton Street, adaptée aux adolescents en presque rupture.
Tout commence lorsque Meg se met en tête de rejoindre le club des Elites, club très fermé où sévissent les filles très riches et très snobes de l’école. Afin de devenir populaire, elle s’invente un frère idéal, beau, grand, sûr de lui, tombeur et membre d’un groupe de rock à l’avenir prometteur. Ce groupe viendrait jouer à la fête d’anniversaire de Kimberly, l’une des pimbêches du club des Elites, qui vit dans un appartement luxueux à Park Avenue, sur Central Park. Pour embêter sa sœur et à l’insu de celle-ci, Edward décide de monter en urgence ce groupe de rock avec trois amis, les Rien à faire ! et d’aller à la fameuse soirée, lui qui ne sait ni chanter ni jouer d’un quelconque instrument !
Le récit se déroule sur une semaine, du lundi au dimanche, et procède en voix alternées, celles de Meg puis d’Edward, dans de courts chapitres très rythmés. On suit la naissance du double mensonge des jumeaux puis son évolution, la manière dont il enfle, les embarrasse et les piège aussi, jusqu’au dénouement.
C’est drôle, léger, bien mené. A travers l’humour et l’autodérision, il est question ici des thèmes classiques de l’adolescence : l’identité, la popularité, l’apparence, l’envie d’appartenir à un groupe. On s’amuse aussi à découvrir les milieux chics dans lesquels certains personnages évoluent, dont les auteurs se moquent gentiment.
Devrait plaire aux adolescents, filles et garçons.
Catherine Gentile Voir la chronique de Catherine Gentile
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