Brève présentation par l'éditeurDans ce roman largement autobiographique, Christophe Léon peint le tableau haut en couleurs de sa jeunesse, des deux côtés de la Méditerranée : souvenirs lointains d’une Algérie mythique d’avant l’Indépendance, que ses parents se chargeront de transformer en paradis perdu, une fois rapatriés en métropole ; souvenirs plus précis de la vie à Saint-Tropez, où la famille s’installe, sûre de son bon droit et tournée sur elle-même. Il rapporte des anecdotes drôles, grinçantes, liées à la surenchère quotidienne avec laquelle s’imposent ses parents, composant un récit tout aussi débordant et sincère.Christophe Léon est né en 1959, il vit actuellement en Dordogne et se consacre à l’écriture.
A la frontière entre les genres, il se construit un parcours littéraire singulier, avec des romans jeunesse, une pièce de théâtre et des fictions contemporaines.
Chez le même éditeur : Dans l'enfer de DanteL'éditeur : La Joie de LireCréées en 1987 par Francine Bouchet, les éditions suisses installées à Genève proposent quelques trois cents titres à leur catalogue : des romans, des albums, des imagiers, des livres d'art, des livres d'histoire et des bandes dessinées. Leurs livres, loin des produits calibrés se distinguent par leur...L'avis de RicochetFils unique, espoir de revanche sociale de parents rapatriés d'Algérie, le jeune Christophe passe son enfance dans les années 1960 à Saint-Tropez. De quoi se faire une quantité impressionnante de souvenirs...
Le principe de la collection Rétroviseur étant de faire raconter son enfance à un écrivain, on ne met pas en doute le fond de véracité du récit à la première personne de Christophe Léon. Mais le pays de Pagnol étant aussi celui de l'exagération, on ne s'étonnera pas de la truculence des instantanés de vie qu'il nous donne à lire. Il y a beaucoup d'humour et d'auto-dérision dans ces petites scènes : père râleur, mère sûre de son droit, enfant couvé, gavé, poussé... les tribulations outrées de la famille s'apparentent à celles de Bidochon. Et derrière le rire grinçant se dessine une souffrance du jeune Christophe, dévoilée en des phrases plus profondes qu'il n'y paraît : « Je me souviens de mon père comme s'il n'était pas mon père mais le père d'un autre que moi. » (p. 156). L'adulte a du tout simplement quitter Saint-Tropez, pour (sur)vivre, faire la paix avec son passé, et être à même de se raconter maintenant. Une écriture fine, un roman très intime. |