La Balade d’Elvis


Recherche avancée dans les livres
S'en aller sans retour
Le Troisième Thé
Instinct 3
La Balade d’Elvis

La Balade d’Elvis

Auteur : Francisco Arcis
Editeur : Seuil Jeunesse
Collection : Karactère(s)
Janvier 2008 - 7,50 Euros
Roman à partir de 13 ans
Thème : Violence/Délinquance

L'avis de Ricochet

La toute jeune assistante sociale Caroline Burgy est chargée d’escorter Elvis jusqu’au tribunal de Besançon. L’adolescent touchant convainc Caroline de faire un détour pour aller voir sa mère. Mais ce n’est pas elle qui sera au rendez-vous… Commence alors une « balade » en voiture volée qui va entraîner Caroline beaucoup plus loin qu’elle ne le pensait.
L’auteur, éducateur spécialisé, a écrit plusieurs romans mettant en scène des adolescents en marge, mais toujours attachants. Ici, il plonge le lecteur directement dans son domaine de travail. En choisissant une assistante débutante, aînée d’Elvis de seulement six ans, il se permet deux beaux portraits humains. Elvis d’abord, jeune sans famille stable, perdu dans des petits trafics dont il ne sait pas comment s’extraire. Caroline ensuite, pétrie de beaux principes théoriques qui ne tiendront pas cinq minutes face à la réalité. Paradoxalement, c’est Elvis le débrouillard qui va donner, mine de rien, une vraie leçon de vie à Caroline. Des questions essentielles, actuelles, sont posées. Jusqu’où doit-on suivre la loi si on veut vraiment aider ces jeunes en difficulté ? De quelle aide parle-t-on : resocialisation ou simple accompagnement ? Etc. La fin, à la fois abrupte et douce, ne donne pas de réponses claires, renforçant plutôt l’ordre tel qu’il existe. L’histoire en elle-même, brève, violente, n’est pas forcément hyper-réaliste mais permet l’échappée des deux personnages, le terme balade introduisant, par le biais de la ballade synonyme, une notion épique, dramatique tout à fait intéressante. Un roman empreint d’humanité, fin et propice à la réflexion.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Seuil Jeunesse

Créées en 1935 par le publicitaire Henri Sjöberg, les éditions du Seuil n'ont jusqu'en 1945 qu'une activité restreinte. Dès 1945, la parution du Journal d'un prêtre-ouvrier en Allemagne d'Henri Perrin marque la maison. Les éditions se spécialiseront dans les sciences humaines (revue Esprit...