L'avis de RicochetValérie est une jeune marathonienne. A Buenos Aires, elle espère terminer en bonne place. Foulée après foulée, elle pense… A sa mère, ouvrière au chômage et aujourd’hui à l’hôpital, à son entraîneur, aux mains un peu trop fouineuses, aux revanches sur la vie qu’elle veut prendre en courant, à son avenir...
Le lecteur met quelques pages à se rendre compte que le temps du roman est exactement celui de la course : un procédé original qui transforme le récit en un long monologue intérieur de Valérie. Pour ainsi dire une gageure d’écriture… Et pourtant, cela fonctionne jusqu’aux dernières pages, et les révélations émouvantes sur le pourquoi de l’accident de la mère. Valérie alterne souvenirs décousus dont on colle les morceaux peu à peu et passages dans le présent quand il s’agit de se positionner dans la course. Armée d’une volonté de fer, elle s’exhorte régulièrement à garder le rythme, répétant comme une antienne « je déroule », analysant ses sensations physiques avec beaucoup de justesse (à se demander si l’auteur n’est pas lui-même un coureur). Si le mélange des temps assure bien un intérêt à la course – le lecteur veut savoir qui gagne -, on ne voit pas vraiment arriver l’histoire de la mère, pourtant très forte : j’avais personnellement simplement pris acte de son hospitalisation. Quelques indices plus précis auraient fait gagner en force La Gazelle, joli roman sur le courage et le dépassement de soi. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |
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