Le Prisonnier de Grisemine (Le Royaume d’Outrebrume, tome 2)


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Le Prisonnier de Grisemine (Le Royaume d’Outrebrume, tome 2)

Le Prisonnier de Grisemine (Le Royaume d’Outrebrume, tome 2)

Auteur : M.I. McAllister
Editeur : Gallimard Jeunesse
Octobre 2006 - 12,50 euros
Roman à partir de 12 ans
Ce livre fait partie de la sélection de Ricochet
Thèmes : Fantastique, Animaux, Aventure, policier, espionnage, fantaisie, science-fiction

L'avis de Ricochet

Alors qu’Outrebrume peut espérer la paix avec son nouveau roi en passe d’être couronné, un navire aborde l’île d’Outrebrume. A son bord, une délégation du royaume de Grisemine : le pays serait en danger et ne pourrait être sauvé que par un certain écureuil marqué… Oursin, page du capitaine Pastro, correspond parfaitement à ce profil. Il est alors kidnappé par les ambassadeurs de Grisemine et emmené sur leurs terres ravagées par l’extraction du minerai d’argent. En Outrebrume, on s’organise pour aller délivrer Oursin.

Deuxième tome des aventures d’Oursin, Le Prisonnier de Grisemine, à l’intrigue dense, continue dans la ligne d’une réflexion sur le pouvoir, en mettant en scène cette fois-ci un roi-hérisson fou et un mage sanguinaire. Dans une époque plus ou moins féodale, Oursin est une figure originale de chevalier, qui n’est rien sans les autres. En effet, les habitants d’Outrebrume se mobilisent tous pour lui : arrêt du processus de couronnement, séquestration des ambassadeurs restants, envoi de taupes par des tunnels jusqu’en Grisemine, frénésie chez les plus petits… La solidarité assure la paix et la prospérité. Parmi les jeunes animaux, de nouveaux personnages apparaissent, ou bien certains restés secondaires prennent de l’importance et contribuent à complexifier l’action. Observée par un narrateur externe attentif, leur naïveté est aussi touchante que leur courage désordonné, et ils abandonnent souvent leurs missions au profit de turbulentes séances de jeux ! Tendresse donc, mais émotion aussi, avec la découverte par Oursin de ses origines, forcément nobles et tragiques… Tout finit bien, à se demander comment l’auteur rebondit d’un tome passionnant à l’autre (quoique Oursin n’a pas encore été amoureux). Les illustrations en tête de chaque chapitre sont des merveilles de crayonnages délicats qui convaincront le pire ennemi des animaux.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Gallimard Jeunesse

C'est en 1972, que Pierre Marchand fonde le département Gallimard Jeunesse, avec Jean-Olivier Héron, tous deux fondateurs de la revue Voiles et Voiliers. Leur ambition est de placer la qualité artistique de leur production au niveau de la réputation littéraire de la prestigieuse maison. D'emblée, ils...