Pauvres bêtes ! (Edgar & Ellen, tome 1)


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Pauvres bêtes ! (Edgar & Ellen, tome 1)

Pauvres bêtes ! (Edgar & Ellen, tome 1)

Auteur : Charles Ogden
Editeur : Pocket Jeunesse
Janvier 2007 - 11,95 euros
Roman à partir de 9 ans
Thème : Animaux

L'avis de Ricochet

Edgar et Ellen sont deux jumeaux vivant seuls dans une grande maison abandonnée, à Nod’s Limbs. Leurs journées se passent à faire le maximum de bêtises, si possible méchantes envers autrui. Mais cela coûte de l’argent. Pour en gagner, ils kidnappent tous les animaux domestiques de la ville, les déguisent en animaux exotiques et essaient de les revendre très cher. Un des animaux est un énorme python et l’aventure finit mal pour les jumeaux.

La série Edgar & Ellen ne manque pas de flatter la part la plus primitive qui subsiste en chacun de nous : sales, cruels, les jumeaux ne retiennent aucun de leurs instincts et vivent en pyjamas ; seul l’homme à tout faire mutique de la maison parvient à les effrayer. Les jeunes lecteurs devraient donc les apprécier. Après, l’intérêt est limité. L’idée des animaux de compagnie déguisés n’est pas mauvaise, si ce n’est qu’elle génère une atmosphère malsaine : les animaux sont entassés dans la cave, mis dans des sacs… On se sent parfois un peu gêné. D’un point de vue littéraire, l’histoire traîne en longueur, il manque quelques rebondissements avant la fin, drôle et inventive. Les habitants de Nod’s Limbs – parents comme enfants - sont particulièrement schématiques dans leur psychologie, alors que l’auteur les identifie nominalement. Le ton est neutre, avec un narrateur omniscient qui rappelle de temps en temps celui des Orphelins Baudelaire. Etait-il nécessaire de présenter ces ouvrages qu’on lit et qu’on oublie (the land of Nod, c’est aussi le pays des songes) dans une luxueuse couverture cartonnée ?

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Pocket Jeunesse

Jusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini...

L'avis des internautes

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super
Commentaire posté le 17/03/2007 10:49 par kjb