L'avis de RicochetSolveig commence un journal intime lorsqu’elle rencontre un garçon, surnommé par ses soins « le Monde ». Elle raconte la douleur depuis la mort de sa mère, le quotidien avec son père coureur de jupons (le papillon du titre), la relation très forte avec Manon sa meilleure amie, l’attente des venues du Monde qui habite une ville plus loin. Qu’elle le provoque ou non, tout est conflit pour Solveig. Encore enfant un peu capricieuse, elle teste les limites de ses proches, y compris le petit ami qu’elle malmène au gré de ses humeurs. Elle va jusqu’à fuguer, se saouler, puis retrouve un semblant d’équilibre offert par sa grand-mère à la neutralité bienveillante, et surtout par une deuxième chance du Monde.
Le journal de Solveig – qu’elle tient visiblement sur un Mac - oscille du récit factuel classique aux envolées lyriques de son cœur, en passant par la transcription de SMS, la poésie en vers libres… Toujours l’écriture est libre, simple, expressive (beaucoup d’interrogations, d’exclamations). Cette proximité avec le langage parlé va de pair avec une exploration très juste – et très rare - des sentiments, sans excès dramatique mais sans affadissement. Le lecteur oublie que Solveig n’est qu’un personnage tant ses hésitations, ses contradictions d’adolescente sont crédibles, sans aucun faux pas de l’auteur caché derrière elle. Ce n’est pas gai, c’est la vie, et Anne Mulpas réussit le périlleux exercice de la coucher sur papier. C’est tout naturellement que l’ouvrage a trouvé sa place dans la nouvelle collection de Sarbacane, qui veut donner « la part belle aux écritures verbales ». Sur le site Internet (www.exprim-forum.com) on trouvera des extraits audio du roman, accompagnés de musique de circonstance. Les premières pages du livre proposent d’ailleurs une « bande-son » placée sous le signe de la tristesse ironique : tout un programme… Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : SarbacaneCréées en 2003 par Frédéric Lavabre et Emmanuelle Beulque, les éditions Sarbacane, éditeurs indépendants, offrent un large choix d'albums (plus de 60 titres ) pour tous les âges, des documentaires et récemment des romans.
Ouverture d’esprit, créativité et qualité, la rencontre entre texte et... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Julia M.
[Miléna S :)]
J'ai rarement lu en livre écrit si spécialement, vraiment surprenant... La personalité de Solveig est réellement très difficile à décrire. Elle sait- Elle ne sait plus, Elle veut- Ne veut plus, Elle aime- N'aime plus. On rentre dans l'histoire très facilement et je pense que c'est l'une des meilleures qualités que peut avoir un livre…
Tour à tour émue, bouleversée, gaie, à la limite de l'euphorie ou en larme.
On se demande comment Anne Mulpas a put écrire ce livre avec autant de force, de finesse, de délicatesse, de poésie, de subtilité ce merveilleux roman.
Et comment ne pas se retrouver en Solveig?
Un petit bijoux à lire absolument!
tant d'adjectifs qui peuvent qualifier ce livre !
Je l'ai lu au moins 5 fois je ne m'en lasse pas !
Fantastique! Félicitations à l'auteur !
=D
Au début, le personnage nous semble inconnu mais ensuite il devient un ami.
Les points de vue de ce personnage deviennent rapidement les nôtres.
Comment exprimer les erreurs de nos proches sans forcément être désagréable, exprimer de jolies erreurs.
Un livre vraiment exceptionnel !
Je le conseille à tous les “Douteux de soi” !
Respect à l’auteur.
splendide, vraiment chapeau à l'auteur!
Bravo a M.Mulpas.
J'étais en train de le lire au moment ou elle dit que son Monde est dans le train déjà loin..ben a ce moment là j'étais dans le train je repartais chez moi laissant mon petit ami chez lui..J'ai eu les larmes aux yeux.. Ca fait du bien de se retrouver dans un livre..
C'est un roman tellement puissant.
Ce livre me fait l'effet d'un long poème, dont chaques phrases dégoulinent de beauté et de justesse.
Je suis tout simplement éblouie et émerveillée.
J'ai enfin trouvé le livre que j'attendais.
Fragile, beau, sincère, le personnage de Solveig me passionne.