L'avis de RicochetEwilan, prénommée Camille dans sa vie terrienne d’autrefois, vit désormais dans le monde de Gwendalavir. Elle veut retrouver et sauver ses parents, trahis par une Sentinelle, un gardienne des limites du pays, comme eux. Escortée de son ami Salim qui l’a suivie depuis son « passage de côté » dans cet univers parallèle, d’une petite troupe qui s’est constituée au fil de la quête, et de son frère qu’elle est allée rechercher en France, elle apprend qu’ils sont retenus prisonniers sur l’Ile du destin. Un long voyage et bien des combats aboutiront à leur libération.
Ne pas avoir lu les deux premiers tomes, comme moi, n’est pas gênant : l’introduction sur un mode professoral parodique nous rappelle les principaux événements survenus précédemment, pendant qu’une carte et un glossaire final des personnages aident à se situer. La Quête d’Ewilan, drôle, intelligente, bien écrite, suit un schéma assez classique de la fantasy : la découverte par le héros (ou l’héroïne) de ses pouvoirs, sa quête ponctuée de multiples aventures, en compagnie d’une petite troupe qui va l’aider. En plus de pérégrinations merveilleuses et passionnantes, la trilogie offre une psychologie poussée de ses personnages, qui deviennent attachants et auxquels on peut alors s’identifier quelles que soient leurs prouesses physiques. Ils ont des défauts, ils nous font rire, des couples se forment, et cela change tout. La confrontation entre le chevalier Bjorn et les gendarmes parisiens est particulièrement savoureuse. Les aventures coulent sans que les difficultés se multiplient de par trop, le cheminement linéaire d’une seule intrigue est reposant : Ewilan est accessible à tous pour une lecture véritablement de plaisir. Ecrite en 2003, la série bénéficie désormais, à l’instar des plus grands succès récents de littérature jeunesse, d’un format poche. Le prix la rend désormais accessible aux petites bourses, et, cerise sur le gâteau, la couverture d’origine est conservée. On imagine (et espère !) la même déclinaison en poche pour la trilogie Les Mondes d’Ewilan. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : RageotEn 1941, Tatania et Georges Rageot fondent les éditions G.T. Rageot, pour "donner à lire autre chose aux enfants que la comtesse de Ségur ou Jules Verne et leur faire découvrir à travers des romans d'auteurs étrangers la vie des enfants des autres pays". 113 titres sont publiés entre 1941 et 1959, date du... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Très facile à lire et en plus après il y a encore une trilogie!!!
8)