Un Rêve si simple


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Un Rêve si simple

Un Rêve si simple

Auteur : Gilles Fresse
Editeur : Bayard jeunesse
Collection : Bayard poche
Mars 2006 - 5,80 euros
Roman à partir de 11 ans
Thèmes : Habitation/Maison, Argent/Argent de poche

L'avis de Ricochet

Julien habitait avec ses parents à la Cité des Jonquilles ; son père avait entamé la construction d’une maison. Tout allait bien… jusqu’à la faillite de l’entrepreneur. Du jour au lendemain, la vie de la famille bascule. Désespéré, surendetté, le père de Julien prend en otage le directeur de sa banque. Durant sa peine de prison, ses collègues de l’usine finissent la maison.

Drame ordinaire de la vie, témoignage d’une crise du logement multiforme, Un Rêve si simple ne laisse pas indifférent. Ce roman de la réalité ne vise pas à plaire, il veut faire grandir. Le ton est militant mais pas moralisant grâce à une histoire bien mise en scène. L’auteur est aussi dramaturge, et le lecteur le ressent dans le découpage des scènes, la construction précise en allers-retours temporels et spatiaux. Le narrateur Julien – premier point de vue - raconte les événements passés en attendant le retour du père, tandis que la prise d’otage de la banque est vécue par le lecteur – deuxième point de vue - avant que Julien n’en comprenne le lien. Les deux réalités se rejoignent avant une ellipse de deux ans, le temps de la prison. Tout finit bien, nous restons dans un ouvrage pour la jeunesse, et on n’évite pas un joli symbole filé (discret), en l’occurrence celui de l’arbre, souhait du père réalisé par le fils. L’auteur a peut-être trop insisté sur le côté « petites gens » de la famille de Julien : c’est un peu simple mais sans intention cachée. Particulièrement, la façon dont le père signe le contrat du pavillon est assez grossière. Tout se fait très vite, apparemment sans réserves ; Julien lui-même est moins naïf que son père, et repère la fausseté rapace du représentant (« Maison Vidor, une vie en or ! », p. 29). De là à penser que tous ceux qui ont de l’argent sont égoïstes et mauvais, et que les modestes ouvriers sont seuls capables de solidarité, il n’y a qu’un pas qu’il ne faudrait pas franchir sous peine de manichéisme agaçant. Reste un livre engagé pour un sujet très peu (voire jamais) traité, et qui mérite attention.

Sophie Pilaire
Voir la chronique de Sophie Pilaire

L'éditeur : Bayard jeunesse

Depuis plus d'un siècle, le groupe Bayard Presse crée des journaux, des magazines et des livres au service de millions de lecteurs dans le monde. Trois marques pour ses livres : Bayard édition, Bayard poche et pour le religieux, Le Centurion.

Créées en 1870, les éditions Bayard ont surtout pour origine...

L'avis des internautes

(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)
j'ai adoré ce livre car je me sentais un peu a la place de julien

Commentaire posté le 25/01/2007 19:26 par kamel
j'ai bien aimé ce livre car moi j'ai aussi quelque probleme d'argent mais moins que julien j'ai aimé ce livre
Commentaire posté le 02/01/2007 11:01 par alisonpetitchamo
j'ai trouvé ce livre passionnant.Il m'a plu car une fois dans ma famille j'ai eu des probleme d'argent alors je me santé tres proche de julien
Commentaire posté le 03/12/2006 13:08 par meg_01