L'avis de RicochetDès l’introduction, Michel Piquemal annonce la couleur : « Ce livre est là pour vous aider à redresser la tête, soigner votre jeu de jambes et boxer l’Ado Blues… » (p. 6). Tout du long, le ton sera sympathique et humoristique, le vocabulaire proche des jeunes, sans tomber dans le racolage même si la tentation du jeunisme est présente (« […] un torse trop « rachteck » […] », p. 66). Michel Piquemal n’hésite pas à utiliser le « je » pour se mettre à niveau avec le lecteur : « Lorsque j’étais adolescent, ce qui m’a le plus aidé, c’est la poésie. » (p. 85). Heureusement, il ne s’agit pas d’un pur produit marketing : la forme est soutenue par un contenu solide. Sous forme de conseils, l’auteur propose une approche physiologique aussi bien que psychologique, la place des adultes est mise à sa juste valeur. Il n’y a pas trop de poncifs sur l’adolescence « période difficile mais obligée de la vie », le recours à la métaphore pour expliquer le ressenti est fréquent (l’idée de plonger, la cocotte-minute qui va exploser…). Le tout est émaillé de témoignages d’adolescents, et les illustrations malicieuses du Colonel Moutarde dédramatisent le fameux « blues ». Un seul regret : le format poche. Si la pléthorique production d’ouvrages adultes de la catégorie « bien-être » nous y a habitué, je trouve qu’il n’en va pas forcément de même pour les adolescents qui choisissent un livre autant pour son aspect que pour son contenu. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |