L'avis de RicochetLe temps des vacances correspond souvent à celui des mises au point et des introspections. Dans cette autofiction, Azouz Begag parle d’exil, d’enfance perdue et de l’attachement à une terre lointaine. C’est évoqué de façon subtile, à demi-mots, par un chemin détourné. D’origine algérienne, le romancier s’interroge sur ce que signifie « être d’ailleurs » en parlant des gens de l’île d’Ouessant. Ouessant, un « lointain pays » pour qui habite dans le sud de la France. C’est au contact d’un ami, fils de Bretagne, que l’auteur découvre « la relativité de la position d’étranger ». C’est évident, le mal du pays peut toucher n’importe qui ; pas besoin de traverser des océans pour se sentir exilé. Le lecteur est placé dans une demande d’amour. Dans cette écriture du moi, Azouz Begag suggère une réciprocité dans les sentiments. L’auteur interpelle d’ailleurs le lecteur sur la quatrième de couverture : « Lecteur, de quel ailleurs es-tu ? De quel ici ? Quelle terre as-tu perdue ? » Sur les origines, les différences, les souvenirs d’enfance, les liens avec le passé, toutes les questions essentielles sont posées dans ce court ouvrage d’une quarantaine de pages. Pascale Pineau Voir la chronique de Pascale Pineau
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