L'avis de RicochetRéédition - William emménage avec ses parents dans un nouvel appartement, plus neuf, plus agréable. Aux premières joies succède vite la désillusion : la voisine du dessus est très bruyante, jour et nuit. Elle élève seule ses deux enfants, et William entend souvent pleurer la petite fille… Les autres habitants refusent de réagir : la fameuse voisine a apparemment un père très influent qui protège les accès de folie de sa fille. William osera appeler un numéro anonyme pour l’enfance maltraitée et la situation se débloquera bientôt. La famille re-déménage de nouveau.
J’entends pleurer la nuit est une chronique de la vie ordinaire très bien vue. La situation est malheureusement plus fréquente qu’on ne le pense, comme si la sphère privée était du domaine de l’intouchable quoi qu’il s’y passe : on ne se mêle pas des affaires des autres. Il n’est pas anodin que ce soit le narrateur William, un jeune adolescent, qui fasse le premier pas vers une nécessaire dénonciation. Ses parents adultes subissent mais n’osent pas vraiment faire quoi que ce soit, invoquant un « mauvais passage » sans voir les dégâts provoqués sur les deux enfants de leur voisine déséquilibrée. Certes, la mise en relation avec le passé (la mère a fait autrefois une dépression) explique en partie leur passivité. Certes aussi, il ne s’agit pas de maltraitance physique mais psychologique, beaucoup plus subtile et difficile à déceler. D’une écriture langue simple et sans fards, Brigitte Peskine réalise une entreprise salutaire et citoyenne, sur un sujet pas courant en littérature de jeunesse. Une postface sur Allô Enfance Maltraitée complète utilement l’ouvrage, à conseiller sans hésitations. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : CastermanCréée en 1780 par Donat Casterman, cette entreprise d'imprimerie et d'édition se succède de père en fils depuis plus de deux siècles. En 1934, Louis Casterman prend le relais du Petit Vingtième pour la publication en recueil des Cigares du Pharaons, le quatrième épisode des aventures de Tintin... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Je ne le recommanderais pour rien au monde à des jeunes.
aucune émotion n'est ressentie due à la froideur de l'auteur dans son écriture.