L'avis de RicochetAlcatraz, 1935. Le père de Caribou, douze ans, fait partie du personnel de la prison. Comme il a la responsabilité de sa sœur aînée Nathalie, autiste, le garçon peine à se faire des amis. La fille du directeur les entraîne, lui et les autres enfants de l’île, dans des bêtises farfelues, comme proposer à leur classe de faire laver leurs habits par les prisonniers… Les parents de Caribou sont désespérés de ne pouvoir faire rentrer Nathalie dans une école spécialisée. La jeune fille progresse cependant, en particulier au contact d’un prisonnier, qui s’avère être Al Capone en personne. En demandant discrètement au célèbre gangster de faire jouer ses relations, Caribou parvient à ce que Nathalie soit admise à l’institut.
Impression générale après lecture : quelle imagination ! Aborder le thème de l’autisme n’est pas nouveau, mais le placer dans un tel contexte historique est complètement original. C’était ouvrir la porte à une grande liberté de traitement, dont profite heureusement l’auteur. La reconstitution de la prison est rigoureuse (voir la note finale de l’auteur, la bibliographie), la prise en charge de l’autisme dans les années 1930 bien évoquée. A partir de là, le narrateur Caribou peut raconter sa vie quotidienne, les événements marquants, exprimer ses sentiments d’amour mêlé de rejet par rapport à sa sœur. L’humour est présent tout du long, atténuant la gravité du propos. Entre réalisme (voir les crises de Nathalie, le déni de la mère sur son âge) et fantaisie (le trafic à la lingerie, la rencontre fortuite avec la mère d’Al Capone…), Mon étrange petite sœur et les prisonniers d’Alcatraz est un superbe roman qui devrait savoir convaincre le plus réticent des lecteurs. Best-seller aux Etats-Unis, il y a aussi reçu un prix prestigieux. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Excellent livre bravo
Mais est-ce que c'était vraiment Al capone?
cepandant ce livre est très bien et j'ai meme décidé de faire une fiche de lecture dessus. malheuresment je ne trouve aucune information sur l'auteur sur tout le web
bref, je conseille ce livre aux adolescent qui aiment les romans qui ne sont pas forcément parsemés d'actions car l'histoire est belle mais assez "plate"
On s'attache à ces enfants, même à Lola la détestable et tyrannique fille du directeur qui ne manque pas d'imagination pour embarquer ses camarades dans des situations cocasses.
Un livre à conseiller..
NB : Petite erreur dans votre résumé : Al Capone ne rencontre aucun personnage du roman. C'est grace à un autre prisonnier que la jeune-fille fait des progrès.