L'avis de RicochetIle de Noirmoutier, 843. Les filles d’Ava, Tella et la petite Odane, ainsi que leur cousin Waldo, passent la fin de l’été dans les salines, sous la surveillance de Loup. Mais les Normands (les Vikings) débarquent, nombreux et lourdement armés. Les trois jeunes se réfugient à Nantes, où l’évêque, seul responsable présent, impose la prière comme unique moyen de défense. Nantes est inévitablement envahie. Odane est faite prisonnière, tandis que Tella et Waldo s’enfuient séparément.
Evelyne Brisou-Pellen poursuit sa saga mérovingienne, imaginant encore une nouvelle héroïne, Tella, fille d’Ava (tome 3) et petite-fille d’Alaïs (tomes 1 et 2). Aussi volontaire que ses ascendantes, la jeune fille ne se laisse pas impressionner par les Normands, et utilise par exemple ses connaissances en herbes pour les duper. Elle fait également montre de générosité en sauvant l’homme qui la poursuivait, gagnant au final et miraculeusement un riche mari… C’est là que l’histoire pêche : elle manque de crédibilité. Certes, en conteuse avertie, Evelyne Brisou-Pellen prend soin de donner des réponses à tout, mais les ressorts restent un peu tirés par les cheveux. Que la haine de Richeut la coquette envers Alaïs la conduise à se travestir durablement en mendiant pour tuer la petite-fille Tella dénote non d’un esprit de vengeance, mais de folie… Comme à l’accoutumée, le récit a la volonté de s’inscrire dans l’Histoire (l’épisode de l’invasion nantaise est prouvé), et le petit dossier final est très clair. Mais la lecture donne la sensation de s’occuper bien davantage des sentiments et des actes héroïques de Tella, et de perdre complètement de vue l’empereur Lothaire en pourparlers avec ses frères afin de découper le royaume de Charlemagne… Ce quatrième tome glisse insensiblement du roman historique à vocation pédagogique implicite vers le pur roman sentimental et d’aventures ; c’est un petit peu dommage. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)