L'avis de RicochetLe sentiment de ne pas être comme les autres, d’être mise à l’écart embrouille l’esprit de la jeune Léonore qui se trouve banale et sans intérêt. Comme sa mère, elle n’aime pas trop parler, se tient sur le qui-vive, avec la peur au ventre, même si elle ne fait rien pour mériter d’être grondée. C’est juste un sentiment qui est là, une angoisse qui fait battre son cœur. Depuis que son père a disparu et que des gendarmes sont venus chez elle interroger sa mère, tremblotante d’inquiétude, c’est encore pire. Léonore n’a plus envie de regarder les autres ou d’être regardée. Elle n’a même plus envie d’aller à l’école. Elle sait que son père est en prison, elle va le voir mais ne sait pas trop ce qui lui est arrivé. Personne ne lui explique le pourquoi ni le comment. « Je n’ai pas compris pourquoi mon papa a quitté la salle minuscule avant nous. Je n’ai pas compris pourquoi il ne venait pas avec nous. Je n’ai rien demandé. Je ne demande jamais rien. C’est peut-être pour ça que je n’arrive pas à comprendre aussi vite que les autres. » Léonore se dit que les gens n’aiment pas les enfants de prisonniers, elle s’imagine un tas de choses, pas toujours très réalistes. Ce roman rend bien compte de ce qui peut se passer dans la tête d’une petite fille en proie au désarroi. Un devoir de rédaction aura pour conséquence de rompre son isolement et de réussir à lui faire affronter la réalité. Dans ce récit à la première personne, qui parle du poids des ombres, d’une enfant qui grandit et d’une liberté conquise, Marie-Claude Bérot ne cherche pas à faire de son héroïne un modèle de perfection. Léonore a ses défauts, mais comme tout être humain, elle a besoin de reconnaissance. Un livre simple qui pointe quelque chose d’essentiel. Pascale Pineau Voir la chronique de Pascale Pineau
L'éditeur : Père Castor FlammarionL'apparition, en décembre 1931, des Albums du Père Castor marque un tournant décisif dans l'évolution du livre pour enfants en France.
Fondées par Paul Faucher (1898-1967), un jeune libraire passionné de pédagogie qui avait créé le Bureau français d'Education nouvelle et la collection "Education" chez... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Bravo quabnd même a MARIE-CLAUDE BEROT ...
Et moi non plus je ne vois pas du tout le rapport entre le titre et l'histoire -_-'