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L'espion qui a vaincu Hitler, Richard Sorge

Roman
à partir de 12 ans
: 9782350006635
9.95
euros

L'avis de Ricochet

Où l’on fait la connaissance de Richard Sorge en avril 1941 à l’ambassade d’Allemagne à Tokyo.
Tandis que Lily Marlène fait chanter l’assistance qui boit à l’amitié germano-japonaise, Richard Sorge évolue dans la foule avec aisance. C’est un bel homme, élégant et brillant, que tout le monde connaît et recherche. Il parle un japonais parfait et il est l’ami et le conseiller de l’ambassadeur. Officiellement, Richard Sorge est un excellent journaliste, qui possède une grande connaissance de l’Asie, où il a séjourné longtemps. Officiellement, il est aussi membre du Parti Nazi. Mais, en réalité, Richard Sorge est un espion, qui met à profit ses réseaux et son implantation au Japon pour recueillir des informations essentielles qu’il transmet aux Soviétiques et qui changeront, l’espère-t-il, le cours de la guerre en Europe.
En mai, l’espion envoie au Komintern un message dans lequel il affirme que les Allemands vont rompre le Pacte germano-soviétique et attaquer l’U.R.S.S. Staline refuse de le croire et perd ainsi l’opportunité de contrer rapidement l’avance des troupes allemandes sur le territoire russe. Richard Sorge, pourtant, ne perd pas espoir et, quelques semaines plus tard, informe ses correspondants russes que les Japonais n’attaqueront pas l’Union soviétique sur leur front extrême-oriental. Cet ultime renseignement permet à Staline de déplacer ses troupes pour les concentrer sur Moscou. Pour la première fois depuis le début de la guerre, l’armée allemande recule puis est vaincue à Stalingrad. C’est sans doute les informations de Richard Sorge qui permet aux Alliés de gagner la guerre. Il le paiera de sa vie, passera trois ans à la prison de Sugamo et sera pendu le 7 novembre 1944.
Un bon livre d’histoire, mettant l’accent sur les hommes de l’ombre, sur la manière dont ils obtiennent des informations essentielles pour les hommes de terrain. L’histoire de Richard Sorge, personnage peu connu des adolescents, est passionnante. Elle est racontée ici de manière vivante et documentée, par le truchement d’Oscar Borzine, un espion russe en poste à Vladivostok qui avait connu Sorge à Moscou en 1925.
Ian Fleming, l’auteur des James bond, dit que « Sorge est l’homme que je considère comme le plus grand espion de l’Histoire ». Une référence !
A la fin de l’ouvrage, un cahier documentaire enrichit le récit de Gérard Steiff.

Présentation par l'éditeur


Mai 1941. « Nous doutons de la véracité de votre information »… C’est ce que répond le Centre du Komintern pour qui Richard Sorge travaille comme espion, à son message affirmant que les Allemands vont rompre le Pacte germano-soviétique et attaquer l’URSS. Staline refuse de croire Sorge, pourtant l’un des meilleurs agents soviétiques, qui se fait actuellement passer pour un journaliste allemand au