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Les lunettes de John Lennon

Job Armel
Roman
à partir de 14 ans
: 9782874230561
12.00
euros

L'avis de Ricochet

Celui ou celle qui s’apprête à ouvrir ce livre au titre intriguant ne doit s’attendre à rien de tout à fait familier. Il faut alors se laisser porter par l’histoire décalée qu’Armel Job, romancier belge, nous raconte de manière très alerte et faire connaissance, petit à petit, avec les personnages singuliers qu’il met en scène.
Cela commence de manière tonitruante dans un collège de Jésuites en février 1980, au cours d’une messe matinale. Jean-François Loiseau, cancre notoire estampillé n° 306, tombe avec fracas sur le sol. Est-il mort ? L’histoire nous le dira. Julius Etembar, collègue de Jean-François, trouve intelligent, quelques heures plus tard d’arracher de son socle la statue du Sacré Cœur et de la fracasser sur le sol de la chapelle. Cet accès de violence met fin à sa relation avec Dieu et avec les Jésuites.
Quelques années plus tard, Julius, devenu employé dans une station-service, assiste au procès que son père, René, séparé de sa femme depuis des années, intente à cette dernière pour obtenir la garde du chien familial baptisé Help. L’on fait alors la connaissance de la famille Etembart : René, déjà cité, toujours fauché et jaloux ; Annamaria Cavianni, la maman, chez laquelle Julius habite toujours. C’est une belle femme, dotée d’un caractère fort, qui se considère comme une miraculée et répond au téléphone rose pour gagner sa vie ; Renata, la sœur aînée de Julius, déficiente mentale, aux initiatives parfois saugrenues ou inattendues. Et puis l’on retrouve Jean-François Loiseau, sorti de chez les Jésuites et devenu représentant en vins.
Tout ce petit monde va jouer une partition détonante et burlesque, où s’enchaînent quiproquos et retournements de situations.
Et les lunettes de John Lennon, demanderez-vous ? Elles sont au centre de cette histoire, une manière pour René de redorer son blason très écorné auprès de son fils et puis l’objet de bien des convoitises …
On se régale, si l’on goûte l’humour décalé et les personnages atypiques, à la lecture de ce roman, à réserver à de grands adolescents.