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Les Gratte-Ciel

Sélection des rédacteurs
Album
à partir de 6 ans
: 9782889080786
18.00
euros

L'avis de Ricochet

L’adage « à trop vouloir, on risque de tout perdre » impose, une fois encore, son autorité. Le richissime Agenor-Agobar Poirier des Chapelles vient, en effet, de subir le déclin du clinquant édifice qu’il a bâti pour rivaliser de fortune avec son voisin milliardaire Willigis Kittycly Junior.

A travers l’apparence de leur construction, les deux hommes se livrent une bataille acharnée : qui aura la plus haute et luxueuse bâtisse, s’entourera des services de l’architecte le plus renommé, comptera le plus de convives à ses réceptions ? Pour asseoir leur prestige, les nantis ne reculent devant aucun excès : lorsque le nouveau propriétaire d’un jet privé commande du marbre de Carrare incrusté de diamants, son voisin – détenteur d’un yacht de luxe – se voit livrer par hélicoptère un tigre du Bengale empaillé. (Une animation publiée sur le site Youtube illustre, sur un air de jazz, la démesure du chantier d’Agenor-Agobar Poirier des Chapelles.) Seulement, plus les étages s’accumulent – pour ne pas dire plus la bêtise s’élève – plus douloureuse s’annonce la chute !

Il ne fallait pas moins que ce très grand format à la française élancé pour contenir la vanité et l’arrogance des protagonistes de cet album, pour dénoncer aussi les dérives du pouvoir de l’argent. Les hautes pages de cet ouvrage de magnifique facture voient alors les grues télescopiques, échelles, échafaudages multidirectionnels et élévateurs se déployer pour œuvrer sous les ordres du maître de chantier. Cette folie des grandeurs qu’Albertine dessine avec élégance, précision et malice, Germano Zullo la commente avec l’humour aiguisé qu’on lui connaît : le résultat en est absolument… édifiant !

Présentation par l'éditeur


Deux milliardaires, Agenor-Agobar Poirier des Chapelles et Willigis Kittycly Junior, construisent leur nouvelle maison, de véritables gratte-ciel. Et c'est à celui qui construira le plus haut. Ils prennent l'avantage à tour de rôle, jusqu'au jour, où les architectes leur font comprendre qu'il est devenu impossible de continuer. Les deux milliardaires étant ce jour-là à parfaite "égalité de