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Les fabuleuses aventures d'Aurore

Sélection des rédacteurs
Catherine Nabokov
Roman
à partir de 10 ans
230 pages
: 9782266290364
16.90
euros

L'avis de Ricochet

Aurore a onze ans. Atteinte d’autisme, elle a toute son intelligence et même plus, mais ne parvient pas à parler à haute voix. Elle le fait uniquement en compagnie de son amie imaginaire Aube, qu’elle retrouve dans un monde parallèle accessible par un magique « Sésame ». Heureusement, dans le « monde dur » qui est le nôtre, sa professeure particulière a montré à Aurore comment s’exprimer en écrivant sur une tablette. La petite fille peut ainsi converser avec sa grande sœur Emilie, sa Maman et son Pap’ qui sont séparés mais toujours amis. Et puis il y a Lucie, la copine d’Emilie, très forte en maths et trop grosse pour être bien dans son corps. Lors d’une sortie à Monsterland organisée par Maman, Lucie est victime d’une bande de filles moqueuses et elle disparaît. Aurore s’allie à l’inspecteur de police pour la retrouver.

Douglas Kennedy envisage visiblement ce roman comme le premier tome d’une série d’aventures de type policier, prétexte à servir des notions de tolérance, de respect de la différence, d’amitié et d’amour. Écrit et traduit tout en finesse, l’ouvrage se lit dès 11 ans, facilement mais sans faillir à la qualité. Aurore en est la narratrice attachante, petite fille dans sa vie mais adulte sage dans sa tête : elle peut « voir derrière les yeux des gens » et deviner ainsi ce qu’ils pensent en temps réel. Vrai pouvoir magique ou capacité d’observation d’une hypersensible, le ressort irrigue toute l’histoire sans que l’auteur ne tranche la question. Les nombreuses illustrations de Joann Sfar ont toujours leur pouvoir dynamique, quoique j’ai regretté qu’Aurore soit présentée comme un petit bout de chou asexué, a contrario de sa sœur la nymphette pas guère plus âgée qu’elle. La vision empêche d’emblée une évolution affective de l’héroïne. Mais tout cela reste à suivre !

Présentation par l'éditeur

« J’ai demandé à Maman si c’était vrai que les autres avaient des problèmes à cause de moi. Elle m’a répondu :
– Ne laisse personne te dire ça, Aurore. Tu es comme ton prénom : un vrai soleil.
Aurore.
C’est moi ! »

Autiste, Aurore ne parle pas. Mais elle écrit sur sa tablette à la vitesse de la lumière. Et elle a un secret. Elle lit dans les yeux des autres : Maman, Pap’, sa grande sœur Emilie,