Aller au contenu principal

Les baleines préfèrent le chocolat

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 11 ans
: 9782874262555
11.50
euros

L'avis de Ricochet

Angelina arrive avec son sourire pétillant et ses nombreux kilos en trop dans un austère établissement scolaire privé. Surnommé Burger, Miss calories, elle finit par se tailler une place et des amitiés grâce à ses généreuses distributions de bonbons. Elle intègre une petite bande et trouve même un soupirant ! Il n'y a plus que Violaine, la fille du directeur, pour en vouloir à la bonne humeur et la beauté – Angelina est tout en formes – de la jeune fille. Et puis, les séances de natation demeurent un calvaire. Mais Angelina s'accroche, s'entraîne après les cours. Un soir, c'est le drame : elle se noie et tombe dans le coma. Ses amis s'organisent afin de ne pas la laisser dépérir dans sa chambre d'hôpital.

Courts chapitres et points de vue divers, phrases courtes qui en disent plus que bien des discours, introspection suggestive mais toujours profonde, Marie Colot s'empare de son sujet avec une finesse remarquable. Le lecteur est happé par cette intrigue unique et très simple, qui au fond explore la quintessence de l'adolescence : se découvrir forcément différent, avoir peur de grandir, choisir son avenir. Jamais Angelina, concentré de bonheur sucré, ne se laisse abattre par le regard des autres – même si la piscine est pour elle un calvaire –. C'est justement cette bonne humeur qui horripile Violaine la toujours parfaite, dure car meurtrie (elle est orpheline de mère). Les autres observent, prennent position, nuancent aussi. L'émotion côtoie l'humour dans des paroles fortes et l'expression aux autres ou à soi-même d'envies, de regrets qui fondent une existence. Le fil rouge de Marylin Monroe qu'admire Angelina est bien choisi, tant ces jeunes oscillent entre vie éclatante et torture intérieure comme la star. Un roman choral qui finit par transformer la fragilité en solidité, les caractères hésitants ou bloqués en décisions réfléchies. Un roman d'apprentissage...

Présentation par l'éditeur


Je flottais au milieu du bassin quand on m’a trouvée. Il paraît que j’ai eu de la chance. C’est sûr. Un autre mercredi, Marylin Monroe en a eu moins que moi quand on l’a découverte inanimée sur son lit. Elle savait y faire, mon idole. C’est classe de finir soudain ses jours dans des draps en satin rose. Ceux de l’hôpital où on m’a transférée sont en coton usé. Et mes fesses toucheront bientôt le