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Le Chevalier de Ventre-à-Terre

Album
à partir de 5 ans
: 9791023503548
15.00
euros

L'avis de Ricochet

De bon matin, le chevalier de Ventre-à-Terre quitte sa royale couche pour partir à la guerre. L'armée de Corne-Molle, son pire ennemi, a empiété sur ses plates-bandes. Pour se préparer à la terrible bataille, Ventre-à-Terre déjeune léger, soulève de la fonte et finit par de sommaires ablutions. Enfin, il revêt son armure, écrit vite quelques messages, dit au revoir à sa nombreuse progéniture et part la tête haute au combat. Mais le temps passe trop vite, midi sonne et, d'un commun accord, les camps ennemis déposent les armes pour ripailler puis faire la sieste...

Parmi la foisonnante et éclectique production de l'édition jeunesse, se dégagent des noms qui nous marquent plus que d'autres… C'est le cas de Gilles Bachelet, auteur-illustrateur qui manie l'humour et le deuxième degré comme un chef mène son orchestre. Dans cet opus aux illustrations débordantes de détails savoureux et drôles, l'auteur continue de mixer les époques et les genres (Ventre-à-Terre en preux chevalier, ne sort pas sans sa lunch box rose « Hello Kitty »). Il a aussi truffé son ouvrage de références et de clins d'œil à ses précédents albums (Il n'y a pas d'autruches dans les contes de fées) ainsi qu'à d'autres (Les Trois Brigands, Elmer) sans oublier les contes (Raiponce et Le Petit chaperon rouge…).
La recette fonctionne à merveille, on rit des frasques de cet anti-héros un peu immature et benêt, mais ô combien sympathique. Et l'on apprécie la morale de l'histoire un chouilla anticonformiste : « Dans la vie, il y a tout un tas de choses qu'on peut parfaitement remettre au lendemain... mais sûrement pas un bon bisou baveux. Parole de Saint Procrastin ! A déposer sans hésiter sous le sapin.

Présentation par l'éditeur


C’est le grand jour ! Le Chevalier de Ventre-à-Terre doit se rendre au combat contre son rival Corne-Molle. Mais avant de partir, cet escargot bien pressé doit régler quelques détails. Oh, trois fois rien ! Mais arrivé sur le champ de bataille, c’est l’heure de déjeuner. Il est décidé que l’on reprendra le combat après un bon repas et une sieste réparatrice, mais le temps manque et on n’aime pas