Aller au contenu principal

La voix de son maître

Encrage
Roman
à partir de 16 ans
: 9782889083480
16.50
euros

L'avis de Ricochet

Dans les années 1960, la famille du petit Samir Ajaar vit à Lyon, mais n'oublie pas ses racines de l'autre côté de la Méditerranée. Le père y veille, mais il ne peut rien contre la tilifizioune (une Pathé Marconi, dont le slogan était « la voix de son maître ») dont s'est entiché son fils chez le voisin. A partir de Rintintin, Samir rêve des Zamiricains… D'une manière générale, les relations sont houleuses entre le patriarche musulman et les Claudettes et autres pubs Playtex.

Adulte, Samir est devenu chercheur, auteur d'une thèse sur « la satiété de consommation ». Son mariage est en bout de course, et il décidé de tout quitter pour enfin réaliser son rêve, partir aux Etats-Unis. Il devient enseignant invité à l'UCLA, prend une riche amante, profite de la Cité des Anges. Son séjour ne sera cependant pas de tout repos, ponctué de mésaventures drôles et cruelles. Où Samir posera-t-il définitivement ses valises ?

Dans l'enfance du héros, racontée en « je » a posteriori, on retrouve la verve de l'Azouz Begag du Gone du Chaâba. Le temps se déconstruit souvent, et le lecteur aura de nombreuses occasions de croiser ce père, personnage central lui aussi, maçon laborieux fier de son intégration française qui accompagne un Samir adulte et perdu à Los Angeles.

Cette façon chaleureuse, rebondissante et aussi caustique d'écrire convient au héros en quête de son identité. Finalement et après bien des aventures, c'est contre son rêve qu'il se construira, ne parvenant à faire la paix avec son père qu'en rejetant les Zamiricains. Découpé en plusieurs parties et petits chapitres, l'ouvrage cocasse et grave à la fois se lit facilement. Peu importe que Samir soit un homme déjà mûr, ses interrogations parlent à tout âge : relations aux parents, aux racines, place dans le monde et destin de hasards…

Présentation par l'éditeur


Samir vit en France avec sa famille mais rêve d’Amérique depuis qu’il est tout petit. Et ce malgré son père qui, lui, déteste les Américains et a peur d’avoir donné à son fils « le goût de l’exil ». Devenu adulte, Samir part à Los Angeles enseigner la sociologie à l’Université de Californie. Son rêve devient réalité. Mais tout n’est pas rose chez l’oncle Sam à la veille de l’élection de Barack