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La Vengeance des Barbares

Roman
à partir de 11 ans
: 2747016331
5.90
euros

L'avis de Ricochet

Dans le Paris des années 1840, une bande de gamin des rues, surnommés les Barbares, vit de rapines et ne cesse de causer des ennuis au commissaire Damoiseau. Leur chef est arrêté, condamné à mort. Pour se venger, le petit groupe kidnappe la fille d’un haut dignitaire. La police se lance à leur poursuite. Mais la jeune prisonnière change bientôt (secrètement) de camp, et va même aider les Barbares à se sauver.

Réfugiée dans les carrières de l’Observatoire, la bande d’enfants sillonne Paris et la banlieue. Le lecteur découvre en leur compagnie un XIXème siècle des petites gens très bien reconstitué. Enfants abandonnés, orphelins, les Barbares ont tous un passé difficile qu’ils assument comme ils peuvent. Ils ont créé une organisation, leurs propres lois qui supplantent celles de la police et de l’Etat, et surtout qui structurent leur vie. Privés d’affection, ils ont appris à taire leurs sentiments et leurs émotions, mais ceux-ci ne cessent d’affleurer. En effet, ce sont encore des enfants, qui peuvent pleurer, qui considèrent la seule fille, Fleur, un peu comme une maman. Dans le même temps, les leaders et les plus âgés sont prêts à toutes les extrémités et peuvent être très cruels (évocation d’un des leurs qu’ils ont laissé mourir dans une fosse, pp. 86-87), tout en restant courtois, dans la lignée des « gentlemen cambrioleurs » (voir la façon de se comporter de leur chef avec la jeune kidnappée). Les adultes, et la police en premier lieu, font figure de ridicules, toujours en retard, avec un commissaire obsédé par sa promotion, des adjoints un peu benêts… La Vengeance des Barbares cumule un réalisme certain et une psychologie approfondie dans les personnages avec une série de péripéties rocambolesques, à la limite du vraisemblable. L’écriture, de qualité, compte beaucoup de passages dialogués donnant rythme et action : on ne s’ennuie pas ! On lit ainsi un roman agréable, ancrée dans un période et un milieu pas très souvent mis en avant en littérature de jeunesse.

L'avis des internautes

Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs

J'ai lu ce livre avant de l'offrir à mon petit fils âgé de 10 asn. Jean-Paul Gourevitch (un ami) m'avait dit qu'il valait mieux attendre que Valentin ait 15 ans pour le lire. Et bien, non, je n'ai pas attendu. En classe de CM2 les élèves étudient la révolution de 1789, et apprennent l'horreur de la guillotine...Par contre, la débrouillardise de ces enfants des rues, et la cruauté dont ils sont capables, peu donner à réfléchir aux jeunes lecteurs J'espère que ce sera dans le bon sens et qu'ils seront plus influencés par la la bonté et la noblesse du geste à la fin du livre
Cordialement. Blandine JULLIAN