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Je suis qui je suis

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 13 ans
: 9782812610585
9.20
euros

L'avis de Ricochet

Raph' est une fille. Mais peu importe, le lecteur ne l'apprend qu'à la page 47. Raph' a surtout un chagrin qui la ronge, qu'elle n'identifie pas, et qui lui fait faire n'importe quoi : depuis quelque temps, elle vole le courrier dans les boîtes aux lettres des voisins de son immeuble. Il y a l'adrénaline au moment de plonger sa main dans les boîtes, et il y a les histoires de vie que la jeune fille s'approprie, à défaut de trouver le sens de son existence.

Puis Raph' se fait une nouvelle amie, Sarah, à qui elle confie beaucoup : la grossesse de sa mère, cet été sans vacances, et donc le chagrin qui envahit tout, un peu. Mais elle ne lui parle pas des courriers dérobés. C'est la police qui va finalement mettre Raph' devant ses responsabilités… ou celles des autres, car le chagrin avait bien une origine, profonde à en conditionner l'identité de l'adolescente.

Le titre est réducteur, laissant supposer un roman introspectif, uniquement psychologique, et navigant dans les poncifs du roman adolescent. Or, l'histoire est bien plus originale, avec ce fil rouge des vols de lettres, et avec une résolution en forme de secret de famille inattendu. Il y a même de l'humour derrière le chagrin de Raph', car les vies des voisins sont souvent amusantes (voir le postiche de monsieur Cailloux, qui va épouser une belle rousse…). L'écriture au « je » est simple mais précise, déroule les menus et grands événements au fil des heures chaudes de l'été. Je suis qui je suis est une heureuse surprise, sachant renouveler délicatement le thème de la recherche du soi.

« Mon chagrin volait dans ma tête comme un bourdon au-dessus du paysage. Pour ne plus l'entendre, je me forçais à penser à autre chose. Et si possible à rien. Mais le rien n'est pas le vide, le rien est une matière inépuisable à penser. Ceux qui connaissent comprennent. » (p. 8)

Présentation par l'éditeur


Raph fait la gueule, tout le monde le dit, pourtant, sa famille est sympa, non ? Lors d’une sortie avec son copain Bastien, Raph fait la connaissance de sa cousine, Sarah, et sympathise avec elle. C’est si rare, pour Raph. Raph qu’on appelle « jeune homme » dans la rue, Raph qui ne se reconnaît en aucune fille et ne partage aucune confidence avec elle. Avec finesse et émotion, Je suis qui je