Aller au contenu principal

Hugo de la nuit

Sélection des rédacteurs
Roman
à partir de 11 ans
: 9782246860259
13.50
euros

L'avis de Ricochet

Depuis sa naissance il y a douze ans, Hugo habite avec sa mère, romancière jeunesse à succès, et son père, botaniste, dans une belle propriété du sud de la France, Monliard. Récemment, on y a trouvé du pétrole et il est question de forages, de droit de préemption… Mais le père d'Hugo découvre opportunément, près du cimetière sur la colline, une espèce rarissime voire disparue de fleur. Il suffit donc de classer le lieu en zone protégée pour continuer à y vivre tranquillement ! Une nuit fatidique va cependant bouleverser toute la vie de la famille. Hugo est poursuivi par un cambrioleur et décède dans l'étang de Dorveille.
Attention, ce n'est que le début du roman : en tant que personnage principal, « Hugo de la nuit » va évidemment renaître, et d'ailleurs pas qu'une fois. Comme à l'habitude de Bertrand Santini, l'histoire est extrêmement soignée, complètement loufoque et crédible en même temps : le lecteur croit sans hésitation à cette histoire de fantômes, de zombies, de mort inachevée, de fleur à sauver et d'hommes prêts à tout pour l'argent. Il y a de l'humour, des surprises, de la gravité, un secret de famille, de l'écologie donc, et un narrateur externe qui sait prendre son temps, doser rebondissements et moments plus sentimentaux… La fin, qui « réinitialise » les éléments donnés, offre même une mise en perspective de la notion de récit et d'écriture. Ajoutons que l'objet livre est de toute beauté, et vous n'avez plus aucune raison de passer à côté de la Sipo Matadore (la fleur en question).

Présentation par l'éditeur


« L’oncle d’Hugo allait presser l’interrupteur de la lampe de chevet lorsque l’enfant le retint par la main.
- Attends… J’avais encore une question à te poser…
- Quoi donc ? sourit son oncle.
- Je me demandais… Tu penses qu'un mort, ça peut se déterrer tout seul ?
Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l’absurdité de la question.
- « L’enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-