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Hôtel Grand Amour

Emmanuèle Sandron
Roman
à partir de 12 ans
218 pages
: 9782278085644
15.50
euros

L'avis de Ricochet

Vic (Victor?), treize ans, habite un hôtel-restaurant avec son père et ses trois sœurs. La mère est décédée il y a quelques années, laissant un trou immense dans le cœur de chacun. Alors que l'enseigne « Hôtel Grand Amour » est en train d'être installée et que Vic se fait remarquer par un sélectionneur de l'Ajax lors d'un match de football, le père tombe, victime d'un infarctus. Pendant sa convalescence, les enfants décident de se débrouiller tout seuls. Ils découvrent surtout des dettes, et s'emploient avec maladresse mais énergie à les rembourser. Le concours de Miss Mer du Nord leur semble tout indiqué pour gagner de l'argent.

Nous lisons le journal intime de Vic, enregistré sur magnétophone, et entrecoupé des interventions d'Isabel, son amoureuse, qui a donc écouté l'enregistrement. Tout est loufoque voire absurde dans cette histoire, de la petite sœur qui transporte un lapin mort à l'équipe de football de Tuvalu en passant par le client qui rédige des poèmes et le déguisement de singe pour vanter des jus de fruits. Mais derrière ces folies douces se cachent la mort, l'amour, la vie.

L'humour constant est encore désespéré, en une politesse qui a malheureusement fini par me lasser : les fulgurances de certaines phrases se marient d'abord bien avec les faits cocasses, les dissensions familiales tues, puis on aimerait que les rebondissements et les détails invraisemblables se posent afin d'approfondir les psychologies. Il n'en reste pas moins une sensibilité à fleur de peau et une vraie justesse des sentiments, entre rire et larmes.

« Je me suis souvenu de ce que Félix m'avait dit un jour que je partais au foot : 'Chaque vie est un match à domicile perdu : 1988-2013. Tu perds toujours.' » (p. 145)

Présentation par l'éditeur

Au moment où Vic, 13 ans, marque le but qui qualifie son équipe, son père s’effondre, victime d’un infarctus. Il est emmené d’urgence à l’hôpital et Vic et ses trois soeurs doivent alors gérer seuls l’hôtel familial. Très vite, c’est le grand n’importe quoi ! Les clients s’enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l’hôtel ! Sans rien dire à leur père…
Teni