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Fleur de béton

Roman
à partir de 10 ans
: 9791021402157
13.95
euros

L'avis de Ricochet

Azalée et sa Ma Man habitent 18-20 rue des Mimosas dans une ville non identifiée mais où on reconnaitra beaucoup de villes modernes, ou plutôt, elles vivent au 18-20, sur le trottoir, « un quatre mètres carré avec jardin » ou dans un réduit près des escaliers. Azalée s’efforce de montrer la qualité de cet endroit. Il y a un arbre autour duquel elle espère faire pousser une fleur, les habitants sont sympathiques. Pourtant elle ne cache pas la difficulté d’être propre, les réalités sanitaires, les pieds congelés, le regard porté sur elles, sa scolarité plus que défaillante… Sans misérabilisme, elle évoque les amis de sa mère, la mendicité et son père qu’elle attend et dont le départ a provoqué la lente déchéance. Les événements minuscules de leur vie sont racontés dans un langage particulier, mélange de poésie et de maladresse, liés peut-être à son attirance pour l’écrit. Elle transporte L’histoire du chat XO en 365 épisodes et le dictionnaire qu’elle lit et relit avec sa mère. Elle aime ainsi « l’heuroscope » et « la rubrique nécromorlogique » qu’elle parcourt au hasard de ses rencontres avec des journaux.

Récit à la première personne, toute la tendresse de ce roman est dans le lien mère-fille, « sa brindille ». Mère et fille forment un couple attachant, et si la fin optimiste est angélique, Clotilde Bernos réussit à décrire des situations vraisemblables, modernes, qui évitent le pathos. Azalée vit les réelles difficultés d’une enfant pauvre, ce n’est pas une pauvre enfant. Identification, empathie, beaucoup de jeunes lecteurs aimeront l’avoir pour amie.

Présentation par l'éditeur


Azalée est une petite fleur de béton. Depuis que son père est parti vers le grand large, la rue est sa maison, quatre mètres carrés de trottoir qu'elle partage avec sa mère adorée.
Chaque nouveau jour est une aventure pour Azalée, parfois drôle, parfois périlleuse. Chaque regard fuyant, chaque main tendue, lui apprennent un peu plus sur la vie. Et si elle pousse dans la rue comme une mauvaise