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Dracula l’Héritier

Sélection des rédacteurs
Kate Cary
Emmanuelle Pingault
Roman
à partir de 14 ans
: 2745929968
9.50
euros

L'avis de Ricochet

1916, le nord de la France est en guerre. Le caractère impitoyable, monstrueux du capitaine Quincey Harker effraie le jeune lieutenant John Shaw. Blessé et ramené en Angleterre, Shaw se remet lentement avec l’aide d’une infirmière, Mary Seward. Il envisage un avenir serein en compagnie de la jeune femme, mais Harker a entre-temps séduit sa sœur Lily. Profitant d’une absence de Shaw, Harker emmène Lily dans les Carpates. Shaw et Mary vont essayer de les arrêter.
Dracula, la suite : une idée ancienne mais interprétée avec réussite par Kate Cary. Elle a su rester proche de l’esprit de son modèle tout en se l’appropriant, ou plutôt en le variant. Les protagonistes de L’Héritier sont ainsi les enfants des personnages du livre de Bram Stoker, et l’amateur jubilera de croiser ou de voir cités tous ces parents familiers, qui exercent un poids inconscient mais certain sur leur progéniture. L’idée d’un destin, d’une lignée apparaît donc, opposant les vampires à leurs chasseurs. D’ailleurs, une histoire similaire se produit : un monstre sanguinaire séduit une jeune innocente, que ses proches vont aller délivrer. Kate Cary brouille cependant les pistes en accordant à ses vampires une âme, la possibilité d’aimer, de regretter. La psychologie est approfondie, introduite avec aisance d’un personnage à l’autre. A travers ceux-ci se recrée également l’atmosphère de la société anglaise des années 1910 dans ce qu’elle pouvait avoir de guindé, de respectable, touche de patriotisme incluse (« […] si nos soldats sont au front, c’est pour défendre une noble cause, j’en suis consciente. », p. 60). L’ère victorienne de Stocker n’est pas si lointaine... La construction du roman est la même que celle de sa référence : une forme croisée de journaux intimes, de lettres, de coupures de journaux… Cette narration toute en coupures se fait tension et attente, effrayante à souhait. Mais le plaisir du lecteur naît principalement dans le fait que, muni des codes de l’original, lui sait, alors que les héros, non. Roman à la limite de l’application, Dracula l’Héritier reste prenant de bout en bout, preuve qu’au XXIème siècle comme au XIXème, le lecteur aime autant frissonner. On attend la suite annoncée !

L'avis des internautes

Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs
le 01/13/2009 18:06

un live que j'ai dévoré littéralement.... le seul truc que je pourrais reprocher c'est la fin…