Belle au Bois dormant (La)
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L'auteur : Charles Perrault |
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Première édition : Contes de ma mère l'Oye, ou Histoires ou contes du temps passé avec des moralités, Barbin, 1697. |
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Les principaux illustrateurs : Mireille d' Allancé - Bernadette - Christophe Blain - Danièle Bour - Frédéric Clément - Achille Devéria - Marie-Anne Didierjean - Gustave Doré - René Giffey - Jean Gigoux - Kelek - Maïté Laboudigue - Félix Lorioux - Nathalie Novi - Anne Wilsdorf - Sybille Delacroix |
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En bref...Une jeune princesse, fille unique, est condamnée par une méchante fée (vexée de n'avoir pas été conviée au baptême de la Belle) à une mort accidentelle. Grâce à l'intervention d'une bonne fée, au lieu de subir la mort prédite, elle s'endort pour un sommeil de cent ans, au terme duquel un Prince l'éveille puis l'épouse en secret. La Belle donne naissance à une fille, l'Aurore, et à un garçon, le Jour, que sa belle-mère, l'Ogresse, cherche à dévorer : une ruse de son maître d'hôtel l'en empêche et l'Ogresse meurt, victime de l'horrible vengeance qu'elle avait préparée.
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Choix d'édition : |
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A suivre...L'origine
Le mythe de Perséphone, la légende de Brunehilde réveillée par le baiser de Siegfried, témoignent de l'existence d'un fonds commun symbolique très ancien, développé chez nous par Perrault à partir de la tradition orale. La Belle endormie pendant cent ans par la méchante fée et réveillée par le baiser du prince charmant pourrait aussi être la métaphore de l'engourdissement hivernal de la nature et du retour du printemps ; les prénoms de ses enfants, Aurore et Jour, appuient l'idée de l'illustration poétique du mythe solaire.
Des variantes de ce conte se retrouvent jusqu'en Egypte et chez les Samoyèdes.
L'héroïne
Les fées ses marraines ont pourvu la princesse de toutes les qualités qui font d'elle la jeune fille modèle du 18ème siècle : beauté, esprit, grâce, talent pour la danse, le chant et la musique...Elle n'aura guère le temps ni l'occasion d'utiliser ses dons : image de l'accomplissement inéluctable de la destinée, la Belle endormie sera certes réveillée par un prince, mais la suite lui réservera bien des soucis : le prince craignant sa mère, elle continuera à vivre dans son château, voyant son époux par intermittence ; leur mariage restera clandestin pendant deux ans, ainsi que la naissance de leurs deux enfants, et lorsqu'elle sera enfin reconnue princesse, elle manquera de très peu de finir dans l'assiette de sa belle-mère, puis dans une marmite pleine de reptiles...
Pour aller plus loin
Le conte de Perrault ne s'achève pas, comme le montrent souvent les adaptations pour enfants, sur le baiser du prince et le réveil du château tout entier ; le dernier tiers de l'histoire en est la partie noire : la reine-mère, "un peu ogresse", veut absolument, en l'absence de son fils, dévorer ses petits-enfants et sa belle-fille, accomodés d'une bonne sauce...Si ce chapitre, forcément moins poétique, n'est pas le plus réussi du conte, il y tient en volume une place importante, et le faire passer à la trappe dénature l'histoire.
Notons que le thème du sommeil magique et du réveil par le baiser du prince charmant se retrouve chez la Blanche-Neige des Frères Grimm. De même d'ailleurs que celui des innocents condamnés à mort par la méchante reine qui veut - et d'ailleurs croit - les manger, et sauvés par le serviteur au coeur tendre qui les a remplacés par des animaux.
Quant à la moralité, narquoise et à la marge du conte, elle
égratigne avec esprit les femmes au passage...
Etudes critiques
Les Contes de Perrault, de P. Saintyves, Nourry, 1923.
Autour des contes de fées, de J. Roche-Mazon, Didier, 1968.
Les Contes de Perrault, culture savante et traditions populaires, de Marc Soriano, Gallimard, 1968.
Le Dossier Perrault, de Marc Soriano, Hachette, 1972.
Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim, Laffont, 1976.
Introduction aux contes de Grimm et de Perrault : histoire, structure, mise en texte, de Lilyane Mourey, Lettres Modernes, 1978.
Le pouvoir des contes, de Georges Jean, Casterman, 1981.
La Petite Fille dans la forêt des contes, de Pierre Peju, Laffont, 1981.
Le conte de fées littéraire en France de la fin du 17ème siècle à la fin du 18ème siècle, de Raymonde Robert, Presses Universitaires de Nancy, 1981.
Les contes et leurs fantasmes, de Jean Bellemin-Noël, PUF, 1983.
Du sang et du sexe dans les Contes de Perrault, de Jean-Pierre Mothe, L'Harmattan, 1999.
Ouvrages de dames, miroirs des femmes - Les contes, in Nous voulons lire n°123, Actes du 2ème colloque d'Aspe, mai 1997, autour du tricentenaire des Contes de Perrault. |
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Adaptations : La littérature
Ce conte est aussi le sujet de Dornröschen des frères Grimm.
Les adaptations pour les enfants
La Belle au Bois dormant, de Walt Disney, 25 ill. couleurs, Hachette, collection "Grands Albums", 1971, 23/32, 32 p.
La Belle au Bois dormant, racontée par Nicole Vallée, images de Denise Chabot, 21 ill. couleurs, F. Nathan, 1973.
Songes de la Belle au Bois dormant, ill. de F. Clément, Editions Casterman 1997, Collection "Les authentiques".
Nadja, La laide au bois dormant, ill. de Grégoire Solotareff, L'Ecole des Loisirs, 1991 : le conte à l'envers.
Yvan Pommaux, Le grand sommeil. Une enquête de John Chatterton, L'Ecole des Loisirs, 1998.
A partir de 7 ans - Une nouvelle enquête commence pour John Chatterton, le grand détective. On l’a chargé de surveiller une jeune fille qui risque, paraît-il, de se piquer le doigt au fuseau d’un rouet...
La Belle au Bois dormant dans le CD Monsieur le Comte de Perrault, texte de Charles Perrault, musique de J.L. Negro-Pius et Laurent Bacri, voix de Bérénice et Claude Brasseur, 1994.
Le théâtre
La Belle au Bois dormant, drame en 5 actes d'Octave Feuillet, 1865.
Le cinéma
La Belle au Bois dormant, film de Walt Disney Productions (1959)
La musique
La Belle au Bois dormant, de Carafa de Colobrano, 1825.
La Belle au Bois dormant, de Louis Hérold, 1829.
La Belle au Bois dormant, opéra de Charles Litolff, 1874.
La Belle au Bois dormant, de Tchaïkovsky, op.66, 1890.
Pavane de la Belle au Bois dormant, de Maurice Ravel, 1908.
La Belle au Bois dormant, conte musical en 3 actes, de Respighi, 1920.
La danse
La Belle au Bois dormant, ballet sur la musique de Louis Hérold, 1829.
La Belle au Bois dormant, ballet de Marius Petipa sur la musique de Tchaïkovsky, 1890, encore dansé de nos jours dans le monde entier, dans des versions et adaptations variées.
Cd-Rom
Les Contes de Perrault, Encyclopédie de la littérature française, Bibliopolis, 1998. |
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