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Seuls au monde

Christophe Rosson
Roman
à partir de 12 ans
: 9782012036482
15.90
euros

L'avis de Ricochet

Imaginez un jour très ordinaire qui vire à la fin du monde. Imaginez aussi tous les réseaux hors service ; un orage de grêle d’une violence inouïe détruisant tout sur son passage ; la circulation entièrement paralysée ; accidents et explosions. Imaginez encore un bus scolaire entrant de force dans le hall d’un supermarché et 14 rescapés, âges de 5 à 12 ans, coincés pendant douze jours dans ce grand magasin. Ils sont coupés du monde. Imaginez enfin un gaz transformant les survivants de l’extérieur en êtres déshumanisés et très violents.

Tel est le point de départ de cette robinsonnade post cataclysmique, dans laquelle le narrateur, Dean, un lycéen américain, son frère Alex et douze autres enfants et adolescents ne peuvent compter que sur eux-mêmes.
Ces naufragés vont devoir s’organiser et s’entraider dans ce huis-clos confortable regorgeant de nourriture. Les plus âgés, changeant de statut, doivent rassurer les tout petits, surmonter leurs propres stress et traumatisme, résister à ceux qui veulent entrer de force dans leur arche, et gérer les tensions et les luttes d’influence au sein du groupe.

Sans être d’une grande originalité en ces temps de sagas dystopiques, ce roman bien mené, qui privilégie l’action, se lit avec intérêt. D’une part parce que l’action se déroule entièrement dans un supermarché – qui n’a jamais rêvé de passer une nuit dans un grand magasin pour profiter de tous ses attraits ? – D’autre part parce l’on s’intéresse aux jeunes personnages que cette expérience transforme en profondeur, et aux relations qu’ils mettent en place.
Le deuxième tome de cette série est annoncé pour le début de l’année 2014.

Présentation par l'éditeur


« Ta mère te crie que tu vas louper ton bus. Tu ne prends ni le temps de la serrer dans tes bras ni de lui dire que tu l’aimes. Forcément… Tu dévales juste l’escalier et tu sprintes jusqu’à l’arrêt de bus. Sauf que, si c’est la toute dernière fois que tu dois voir ta mère, tu te mets à regretter de ne pas avoir pris le temps. Y compris de ne pas avoir raté le bus. Là, le mien arrivait, alors j’ai