Aller au contenu principal
Espace publicitaire
Fermer

Nager aide à vivre (et rend intelligent)

Bande dessinée
à partir de 15 ans
: 9782330120627
10.90
euros

L'avis de Ricochet

La gravité (tempérée) du titre est à la mesure de la malice de ce petit recueil dessiné où chaque terme est à prendre au sens propre, avant d’être reconsidéré dans son sens figuré, ce qui a l’avantage de permettre plusieurs lectures, donc autant de bons moments bienfaisants, comme l’est la pratique de la natation.

Il s’agit de la chronique d’une apprentie-nageuse qui renoue avec une « activité physique régulière », selon les termes des praticiens de santé. On n’en saura pas plus quant à l’origine de cette décision de fréquenter régulièrement la piscine. Tout de suite, Cathy Karsenty installe sa petite sirène en maillot rouge dans cet écosystème particulier où évoluent une espèce, les Nageurs, avec quelques spécimens comme le Fétichiste, ou aliens comme la Touriste. L’environnement est balisé comme un circuit de musée : les douches, le bassin, les lignes dominées par le siège de l’inamovible maître-nageur, dans une atmosphère chlorée enivrante.

Le dessin suit le rythme d’un rapport quotidien dûment numéroté comme dans un journal de bord. Le trait est fin, délié, la couleur ne déborde pas le contour : le geste est précis, comme pour la natation ; il s’accorde au ton choisi pour rédiger les commentaires. Pour chaque jour, une observation, un instantané de cet univers aquatique. Le rituel personnel de la petite sirène reste solitaire, pas de camaraderie distrayante pendant la séance, on n’est pas là pour rigoler ! Dans cette posture d’observatrice, peu à peu l’apprentie se fait pratiquante, et la natation de passage obligé devient passion, obsession et déborde du bassin pour envahir la vie hors de l’eau.

Mais restons légers puisque l‘addiction à l’horizon est traitée sur le même ton primesautier de celle qui n’a pas la langue, ni les yeux, dans sa poche. Gardant ses réflexions pour nous, lecteurs. Cathy Karsenty nous offre un délicieux quart d’heure de ce bon petit rire complice libérateur, le regard perdu dans le bleu de la piscine. Pourquoi s’en priver ? Pour les plus grands.

Présentation par l'éditeur

De ses débuts en sport, qui se résumaient à aller fumer des clopes en douce derrière les buissons pendant les cours d’endurance au lycée, jusqu’à sa découverte tardive et extrêmement réfractaire des bienfaits de la natation 10950 jours plus tard, l’auteure-illustratrice narre ce parcours sans longueurs, de manière hilarante, à l’aide de son trait vif et très observateur. Tout y passe : le rapport