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A mort la mort

Roman
à partir de 11 ans
: 9782844209146
4.95
euros

L'avis de Ricochet

De jeunes lecteurs ont eu le privilège de pénétrer dans les coulisses de la création d’un roman en s’entretenant avec un auteur tout au long de son travail. « Le feuilleton des Incos », nouvelle collection éditée chez Thierry Magnier, est le fruit d’un exercice nourri des échanges ainsi instaurés : « c’est une aventure où l’intime et le collectif se conjuguent et se répondent pour désacraliser l’acte d’écriture, comprendre le processus de publication d’un texte, inciter à la lecture, encourager la réflexion, tisser des liens privilégiés avec un auteur et, pourquoi pas, susciter des vocations… ». Des extraits de correspondances entre l’écrivain et les classes sont partagés en fin d’ouvrage, dévoilant à la fois les étapes de rédaction et la complicité née entre les interlocuteurs.

Dans le récit de Frédéric Kessler, Léopold est affecté par le décès de son grand-père. Révolté et en colère, le jeune garçon ne comprend pas à quoi sert la mort et pourquoi elle nous enlève ceux que l’on aime. « - Et si on se débarrassait [d’elle] une fois pour toutes ? », lui propose alors son ami Alphonse. Lorsqu’elle se présente à eux sous forme d’un « squelette habillé d’une robe de bure, portant une faux au manche en bois pourvu d’une lame courbe en acier trempé », la mort accepte de sceller avec les enfants un pacte garantissant une vie éternelle aux habitants de leur village : chez eux désormais, les gens ne vieilliront ni ne mourront plus. Par ailleurs, le contrat stipule que, pour éviter la surpopulation, aucun bébé ne pourra venir au monde.
Seulement, comme nous l’ont déjà maintes fois enseigné les contes philosophiques, la vie a besoin des limites inéluctables que la naissance et la mort lui fixent à leur gré : « […] lorsque l’on sait qu’un jour on va mourir, cela nous donne le désir de concevoir des enfants, de les élever et de les aimer, pour nous prolonger en leur transmettant une part de nous-mêmes ».
A la vue du désert stérile qui avance vers sa commune et dans l’esprit de ses concitoyens, Léopold comprendra alors que « la mort est nécessaire à la vie » – autant que la nourriture le serait aux êtres vivants.

En personnifiant la mort, l’auteur invite les jeunes lecteurs aux premiers débats philosophiques : ne donne-t-elle pas finalement un sens à leur existence ? De nombreux contes ont déjà, eux aussi, illustré la « Faucheuse » avec beaucoup d’imagination, rappelant que, toujours et malgré tout, c’est elle qui a le dernier mot.

Présentation par l'éditeur


A quoi ça sert la mort? A nous faire pleurer? Léopold et les habitants de son village passent un pacte avec la mort: la vie éternelle pour tous s'ils renoncent à faire des enfants.
Est-ce une si bonne idée ?