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Lettres à mon cher grand-père qui n'est plus de ce monde

Album
à partir de 8 ans
: 9782246860389
13.90
euros

L'avis de Ricochet

Assis à son petit bureau, un garçonnet écrit avec application une lettre. À ses côtés, son chat joue. Tout est calme et tranquille, il tient bien son crayon, il a une feuille, une enveloppe, un vrai petit enfant sage. Le texte nous détrompe, la paix est celle de la solitude. « Papy, Ce matin tu es mort », et la lettre poursuit sur le ton du reproche, « trois jours avant Noël ».

L’histoire progresse de lettre en lettre, sur le même principe : le texte sur la page gauche, l’illustration pleine page à droite. Texte et images se complètent et s’entre-croisent. Un grand point d’interrogation occupe l’image de la lettre qui revient avec la mention « N’habite plus à l’adresse indiquée » ; les tristes fleurs fanées sur la tombe suscitent la colère de Thomas qui ne comprend pas pourquoi son grand-père ne les entretient pas mieux que cela.

Chaque lettre rend compte d’une étape du deuil qui se fait à grands pas : la stupéfaction, la colère, l’incompréhension, le manque du mercredi, jour du grand-père, puis la résignation.

Lorsque l’enfant se réjouit du déménagement dans la maison héritée du grand-père, quand il se remémore les tristes parties de dames ou lorsqu’il est heureux de sa liberté le mercredi, il y a de la cruauté dans son expression vigoureuse. Le contraste entre la douceur un peu surannée du dessin et la vivacité du texte et de l’histoire crée un sentiment ambigu de compréhension envers l’enfant qui se dégage du deuil et de malaise face à cette reprise énergique de la vie, comme une vérité que nous n’avons pas envie d’entendre. Entre la simplicité un peu austère de Grand-père (John Burningham) et la liberté du message de Thomas, on peut choisir mais quoi qu’il en soit, ce livre de Frédéric Kessler et Alain Pilon propose un regard sur la mort qui interpelle et fait réfléchir.

Présentation par l'éditeur


Après les Lettres à mon cher petit frère qui n’est pas encore né, c’est cette fois au grand-père mort et enterré qu’un petit garçon écrit des lettres tour à tour enjouées, tristes ou énervées, mais toujours touchantes…