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C'est l'univers qui l'a voulu

Amélie Sarn
Roman
à partir de 12 ans
268 pages
: 9791023511840
14.50
euros

L'avis de Ricochet

Dans sa famille extravagante, Virgile est le solitaire qui réfléchit, soutenu par les légendes que lui raconte sa grand-mère et la présence réconfortante de son cochon d’Inde. Il est en relation avec Kaori et sa petite soeur Gen, qui ont improvisé un cabinet de voyance dans leur chambre. Valencia, sourde et isolée qui en souffre, est également une cliente de Kaori. Et puis il y a Chet, le gros dur du collège, qui harcèle Virgile aussi bien que Valencia. Tout ce petit monde va se croiser au fond d’une forêt, et un drame (heureusement sans conséquences) lier leurs existences, vers une amitié ou des changements personnels…

Le roman a obtenu la belle Médaille Newbery en 2018, et pourtant… je n’ai pas bien apprécié. Un narrateur externe suit alternativement et de manière assez cadencée les personnages, à l’exception de Valencia qui use du « je » comme pour compenser son handicap. La famille plus ou moins facile de chacun parvient souvent à expliquer son caractère actuel, franchement jamais banal. Ces singularités sont évidemment ce qui doit déclencher et faire avancer la petite aventure. Elles sont aussi des limites à une vraisemblance. J’ai senti Kaori passionnée de voyance relativement désincarnée, et Virgile beaucoup trop benoît pour son intelligence. Quant à l’intrigue, elle est mince, presque tirée par les cheveux. « C’est l’univers qui l’a voulu », mais avec l’aide de l’auteur…

Présentation par l'éditeur

Virgile, 11 ans, n'a qu'un seul vrai copain : Gulliver, son cochon d'Inde. Valencia, elle, est sourde et se sent bien seule ; elle passe sa vie à observer la nature. Quant à Kaori, elle vient d'ouvrir un cabinet de voyance – interdit aux adultes ! – avec sa petite sœur Gen. Ils se connaissent à peine. Mais un jour, Virgile se retrouve coincé au fond d'un puit, dans les bois, à cause d'une mauvaise