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Antoine Dole: «J’écris sur des sujets que je voudrais crier.»

Auteur prolifique, débordant d’imagination et de talent, Antoine Dole a plusieurs cordes à son arc. Scénariste de bandes dessinées et de mangas sous le pseudonyme de Mr Tan, auteur d’albums, de nouvelles et de romans, il parvient, livre après livre, à ravir d’émotions et à surprendre un lectorat conquis par son style percutant, sa sincérité et sa sensibilité.

Hélène Dargagnon
21 août 2019

Publiés chez Actes Sud junior, chez nobi nobi! mais aussi chez Au diable Vauvert, TourbillonGallimard BD, Eyrolles, Glénat, Milan, les albums et romans d’Antoine Dole sont également traduits à l’étranger. Les 16 tomes de sa série Mortelle Adèle et la kyrielle de produits dérivés (agendas, cahiers d’activités, etc.) à l’effigie de la jeune fille attestent du succès de cette héroïne dont le cinglant et joyeux cynisme fait rire petits et grands.
Aussi avions-nous envie de mettre à l’honneur cet artiste singulier, créatif et exigeant. Vous reprendrez donc bien un peu d’Antoine Dole?!

Antoine Dole, auteur jeunesse, Mr Tan

Hélène Dargagnon: Pouvez-vous nous présenter votre parcours? Comment êtes-vous arrivé à l’écriture?
Antoine Dole:
Enfant, il m’arrivait souvent d’attendre dans l’arrière-boutique du magasin où travaillait ma mère. Pour m’occuper, je dessinais et j’écrivais de petites histoires, puis avec les feuilles je fabriquais de minuscules livres avec des ciseaux et du Scotch. Quand je les donnais à ma mère après sa journée de travail, je la voyais qui souriait, qui rigolait. J’ai tout de suite été sensible à ce que les livres peuvent provoquer chez les autres, la façon dont ils peuvent faire naître des émotions. C’est ce qui m’a donné, très tôt, l’envie de raconter des histoires et de les partager. L’écriture a traversé toutes les périodes de ma vie, jusqu’à ce qu’un jour je sois repéré via les blogs par des éditeurs et des journalistes. Le reste est le fruit des nombreuses opportunités que ma bonne étoile a mises sur mon chemin, et de beaucoup beaucoup beaucoup de travail.

A sa sortie en 2008, votre premier roman Je reviens de mourir (Sarbacane) a fait polémique. Racontez-nous pourquoi.
C’est compliqué de répondre à la place de celles et ceux qui ont provoqué ces polémiques. De mon côté, j’ai écrit un roman qui disait quelque chose du monde dans lequel je vivais, d’une génération pour qui le rapport à l’autre est devenu brutal et compliqué. Mais on ne m’a parlé que de choses qui n’avaient rien à voir en me prêtant des intentions que je n’avais pas.
Ce que j’ai compris de tout cela, c’est que beaucoup n’autorisent pas forcément la littérature jeunesse à être une «vraie» littérature. On l’oblige trop souvent à se justifier, à s’excuser, à se contraindre. Alors que c’est tout l’inverse: la littérature c’est tout sauf de la prudence et des tergiversations, c’est ce qui lui donne le pouvoir de bousculer des vies et de toucher les autres. Pour moi, lecteur, les plus grands livres jeunesse que j’ai pu lire, sont ceux qui ont marqué les esprits, ceux qui se sont affranchis des codes et des carcans pour devenir une littérature puissante et libre. Je trouve cela fatiguant qu’on nous renvoie toujours à la définition acceptable de ce que devrait être un roman jeunesse…
Je crois aussi que les personnes à l’origine des polémiques sur les livres jeunesse, de façon générale, ne font pas suffisamment confiance à nos lecteurs et à ce qu’ils sont en capacité de ressentir et de recevoir. C’est souvent beaucoup de fantasmes et de craintes infondées.

Couverture de «Je reviens de mourir» d'Antoine Dole (© Sarbacane)
Couverture de «Je reviens de mourir» d'Antoine Dole (© Sarbacane)

Vous écrivez sous votre nom Antoine Dole, mais aussi sous un pseudonyme Mr Tan. Qui est qui?
Antoine Dole est mon nom, celui sous lequel je publie mes textes les plus personnels. C’est, disons, l’entrée la plus verticale dans mon écriture et dans mes questionnements.
Quand j’ai commencé à faire de la bande dessinée, je ne voulais pas que celles et ceux qui me connaissaient par les romans pensent y trouver la même chose, car je savais que Mortelle Adèle serait autre chose que ce que j’avais proposé à lire jusque-là. A l’époque, mon neveu n’arrivait pas à prononcer Antoine et m’appelait tout le temps «Tan», alors j’ai pris ce nom-là, comme un clin d’œil. Je navigue depuis entre ces deux noms. Les projets que je signe Antoine Dole sont plus intimistes, là où ceux que je signe Mr Tan touchent a priori un plus grand public. Cela dit sans doute aussi quelque chose de plus personnel, sur la difficulté que j’ai eue, pendant longtemps, à me considérer pluriel, capable de faire rire autant que pleurer, d’être joyeux autant que triste. Plus ça va et plus je réconcilie ces différentes facettes de ma personnalité, pour simplement découvrir que c’est cela, être humain.

Quelques titres signés Mr Tan: «Mortelle Adèle (T.16). Jurassic mamie» (© Tourbillon); «Bienvenue à Filouville. Les mille vies de monsieur Poulpe» (© Bayard); «Shaker Monster (T. 4). Bivouac attack!» (© Gallimard BD)
Quelques titres signés Mr Tan: «Mortelle Adèle (T.16). Jurassic mamie» (© Tourbillon); «Bienvenue à Filouville. Les mille vies de monsieur Poulpe» (© Bayard); «Shaker Monster (T. 4). Bivouac attack!» (© Gallimard BD)

Comment travaillez-vous avec les éditeurs pour choisir les collections dans lesquelles vos livres sont publiés et le public cible auquel vous allez vous adresser?
Je ne vise pas de public, et c’est sans doute pour cela que je longe souvent les frontières des genres et des lectorats. J’écris les histoires qui me viennent de la façon la plus sincère possible, en cherchant d’abord à être au plus juste de mon sujet. Les histoires et les personnages imposent un ton, un vocabulaire, une forme, ce n’est jamais l’inverse. Je crois qu’il faut d’abord une évidence, entre le texte et soi, quelque chose de fluide qui permet à l’émotion de circuler et de prendre corps. Ensuite, je fais confiance à mes éditeurs pour les guider vers un public capable de les recevoir. Si je réfléchissais trop à qui je m’adresse, pourquoi et de quelle façon, cela m’obligerait à écrire avec ma tête plus qu’avec mon ventre, et je ne suis pas certain que cela corresponde à mon écriture ni à ce qui est moteur dans mon rapport à la création.

Pour votre âge, vous êtes un auteur très prolifique et dans des genres et/ou domaines très différents, comment vous organisez-vous dans votre travail? 
J’ai la chance de pouvoir suivre mes envies. C’est très important d’être à l’écoute de sa musique intérieure. Il y a des jours où un format s’impose à vous, où vous avez besoin d’explorer autre chose que la veille. Et c’est fascinant de voir quelle dimension va prendre un texte ou un sujet, selon qu’on l’aborde sous la forme d’un roman, d’un album, d’un manga, d’une bande dessinée, d’un poème… Le fait d’être constamment en questionnement de mon écriture, et des formes qu’elle peut prendre, me pousse à tester des choses, à ne pas rester uniquement dans ma zone de confort même si c’est agréable d’y revenir parfois. Cela permet de travailler avec le vent dans les voiles, et d’avancer efficacement. J’ai aussi la chance de travailler avec des éditeurs qui me font confiance et qui savent m’accompagner dans des aventures très différentes. Actes Sud junior, par exemple, est une très belle maison dans laquelle je prends plaisir à évoluer, car on accueille mes envies avec curiosité et appétit. Grâce au groupe Bayard, j’ai la chance de pouvoir faire vivre Mortelle Adèle (Tourbillon) de mille façons et avec toute une équipe mobilisée à mes côtés. Je suis très reconnaissant de cela.

Dans quelles conditions écrivez-vous? Seul, en musique…? Etes-vous du genre à travailler et retravailler vos manuscrits ou à écrire d’une seule traite?
J’ai besoin de silence et de solitude, sinon je me disperse vite. Aujourd’hui c’est facile d’être ici et ailleurs en même temps. Je travaille à la maison, donc les tentations sont nombreuses entre la console de jeux, Netflix, Internet et le reste. Mais quand j’écris, je m’impose une bulle, un moment coupé du monde. Généralement j’écris une première version, que je retravaille longuement ensuite. Parfois cela prend des mois, parfois des semaines. L’écriture est très organique, c’est comme donner vie à une créature. Il faut d’abord lui fournir un corps, façonner ses organes vitaux. Puis, ensuite, alimenter chaque veine pour que la vie s’insuffle et qu’un premier mouvement naisse. Chaque changement est une remise en question du texte et de sa chimie interne. C’est à la fois un travail de savant fou et d’équilibriste. Je suis toujours émerveillé de ce moment où l’on voit le texte se tenir debout. C’est magique, réellement, de faire naître quelque chose du vide.

Vos romans abordent souvent des thématiques difficiles et racontées de façon très poétique, sensible et sincère mais aussi parfois très crue: l’inceste, le harcèlement scolaire, la violence faite aux femmes, la prostitution, les individus marginalisés par la société. S’échappent dès lors de vos narrations une colère mais également des élans d’amour, une volonté de vivre irrépressibles qui accompagnent le lecteur bien après la lecture. Ecrire est-ce une urgence, un besoin de dénoncer les thèmes que vous abordez ou écrivez-vous en ayant en tête un lecteur qui serait concerné par les problématiques précédemment citées?
Ecrire un roman, c’est long. Cela prend du temps. C’est du temps que vous passez dans une forme de recueillement, d’exploration de vous et du monde. C’est un voyage que vous pouvez nourrir de mille rencontres, mais un trajet que vous devez faire seul avec vous-même au final. Personne ne vous attend, personne ne vous oblige à le faire. Vous pouvez vivre une aventure extraordinaire, mais vous pouvez aussi trouver sur votre chemin des tas de raisons d’abandonner, de laisser tomber. Pour moi, ce qui permet de passer au travers de ces moments de découragement, d’arriver au bout de ce parcours qu’est l’écriture d’un livre, c’est la nécessité. La nécessité de dire, de dénoncer, de montrer. J’écris sur des sujets que je voudrais crier. C’est ça le moteur de chacun de mes textes.

Et puis le temps passe et je construis ma vie, et je réalise aussi la chance que j’ai eue de savoir mettre des mots sur ce que j’ai ressenti à des moments difficiles de mon existence. Certaines personnes disparaissent dans leur douleur, faute de savoir la nommer, passent à côté de tout ce qui est important dans cette vie à force de buter sur des silences. Alors si écrire sur des sujets intimes et difficiles peut permettre à des lecteurs de comprendre qu’ils ne sont pas seuls, de mettre une voix sur leurs émotions et de réaliser que les bons mots au bon moment ont le pouvoir de nous libérer, alors c’est pour moi une formidable raison de faire ce métier et de porter ces textes.

Comment est née Mortelle Adèle, l’héroïne de la bande dessinée que vous avez créée? Qu’est-ce qu’un héros ou une héroïne pour vous?
C’est un personnage que j’ai créé quand j’avais 14 ans. Je la dessinais dans mes cahiers au collège. J’étais très timide et ce petit alter ego qui osait tout dire et n’avait peur de rien était un moyen de réduire cette distance que je mettais entre le monde et moi. Quand on m’a proposé d’en faire une bande dessinée, j’étais motivé par l’idée de montrer aux lecteurs garçons qu’ils pouvaient avoir une fille comme héroïne, car on vit dans une société qui a manqué de cela. Tout comme c’était important de montrer aux lectrices qu’elles pouvaient devenir qui elles désiraient, sans se limiter aux histoires de petits chats, de bandes de copines, de rose et de paillettes.

Aujourd’hui je trouve cela magique de voir que Mortelle Adèle joue le même rôle dans la vie de deux millions de lecteurs que celui qu’elle a joué dans la mienne en m’aidant à accepter mes différences. Elle les aide à accepter qui ils sont. Elle montre aux enfants que leur part de bizarrerie est importante pour ce monde, et qu’il faut célébrer ce qui les rend uniques et singuliers. C’est le rôle d’un héros ou d’une héroïne, de nous inspirer dans les moments de doute, quand on croit que l’on ne sera pas capable de faire telle ou telle chose: ils nous rappellent que tout ce dont on a besoin est en nous et qu’il faut simplement embrasser qui nous sommes pour accomplir l’impossible.

Scénariste de mangas, auteur d’albums et de romans traitant de la fête japonaise du hanami (comme dans votre roman Ueno Park ou dans l’album Les jours heureux), d’où vous vient cet attrait pour le Japon? Vous y êtes-vous déjà rendu? Pourquoi ce pays vous attire tant?
Je suis allé quatre fois au Japon. C’est un pays qui me fascine depuis l’enfance. D’abord parce que, comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai grandi avec les dessins animés japonais et j’étais fasciné par ce quotidien différent du mien où tout était surprenant. En grandissant, j’ai voulu en savoir plus sur ce pays, et c’est là que je suis tombé en amour de cette culture et de ce rapport à la vie, où l’on célèbre l’éphémère et la fragilité de toute chose. Le Japon est un pays qui vit chaque jour des tremblements de terre, chaque année des typhons dévastateurs, c’est aussi le seul pays qui a été frappé par la bombe nucléaire. Quand vous marchez dans Hiroshima, vous prenez une claque. Vous réalisez que cette ville autour de vous, où les gens rient, courent, s’aiment et vivent, n’existait plus il y a une soixantaine d’années. Longtemps, j’ai moi aussi eu la sensation d’être parcouru chaque jour par des tremblements de terre et des typhons, et d’avoir vécu des événements aussi destructeurs qu’une bombe nucléaire dans mon cœur d’ado. Mais le Japon m’a montré que l’on peut tout reconstruire. Que l’on peut se façonner sur ses drames et continuer de vivre avec. Il y a, au Japon, une pratique qu’on appelle le kintsugi, qui consiste à réparer les poteries cassées en assemblant les morceaux à l’aide d’une colle saupoudrée de poudre d’or. Les cassures sont toujours apparentes, mais elles deviennent un élément que l’on célèbre et qui donne tout son sens et sa préciosité à l’objet. Comment ne pas aimer un pays qui donne à la fêlure un rôle si particulier dans la trajectoire de chaque chose?

Ueno Park, Les jours heureux, Antoine Dole, Actes Sud Junior et nobi nobi !
Antoine Dole écrit le Japon: «Ueno Park»  (© Actes Sud junior) et «Les jours heureux»  (© nobi nobi!)

Quel lecteur étiez-vous au collège et lycée? Quel livre vous a particulièrement marqué et pourquoi?
Je suis devenu lecteur quand j’ai pu faire la rencontre de livres auxquels je pouvais me connecter intimement. Pendant longtemps, j’ai cru que les écrivains étaient de vieux messieurs soit très vieux, soit très morts. Et puis, un jour, j’ai découvert qu’il existait une autre littérature, plus contemporaine, plus populaire, que ce qu’on me faisait lire à l’école et qui me décourageait. J’ai alors lu des auteurs et autrices qui parlaient comme moi, qui vivaient dans le même monde que moi, qui avaient eux aussi des questionnements sur la brutalité de notre époque et ce qu’elle fait de nous. Le livre détonateur, ça a été Baise-moi de Virginie Despentes, parce que ce livre m’a montré qu’on pouvait devenir l’écrivain que l’on voulait être, que l’on n’était pas obligé de venir d’un milieu bourgeois, ni d’avoir fait de longues études universitaires pour se tenir debout face au reste du monde. J’ai senti à ce moment-là que ça me libérait de quelque chose de pesant, moi qui venais de nulle part et qui étais un élève plutôt moyen. Je m’autorisais soudain à penser que je pouvais rêver en grand.

Sur Instagram, vous postez des photos de Nendoroid, ces figurines issues de la culture otaku japonaise. Comment êtes-vous devenu un passionné de Toy Photography? Cette pratique artistique est-elle pour vous complémentaire de vos activités d’écriture?
C’est une lectrice qui m’a offert ma première Nendoroid il y a des années de cela, sur un salon du livre. Comme j’étais souvent en déplacement sur des salons ou des festivals, j’emmenais cette figurine avec moi et je la prenais en photo, dans différentes situations, pour passer le temps entre deux séances de dédicaces et alimenter mes réseaux sociaux. Petit à petit, des gens ont commencé à suivre les photos que je publiais en dilettante et je me suis pris au jeu. J’ai cherché à m’améliorer, dans ma gestion des mises en scène, des éclairages, jusqu’à réaliser que cela me permettait de raconter quelque chose du monde autour de moi. C’est devenu un véritable moyen d’expression pour moi. J’aime ce qui touche à la miniature, car c’est un vrai exercice au quotidien de garder l’œil ouvert pour chercher ce qui peut faire naître la magie dans un décor ordinaire. Une banale flaque d’eau devient un magnifique lac, un carré d’herbe un parc immense. Quand je fais de la photo, je suis dans un autre monde, c’est un moment de respiration. J’ai eu la chance de pouvoir me rapprocher de la marque japonaise qui produit ces figurines et de publier un premier livre de photographies. Dans les prochains mois je publie un deuxième livre sur le sujet chez Glénat. C’est une passion, vraiment. Même sans en faire des livres je continuerai à prendre des photos, juste parce que ça me fait sourire et que ça me rend heureux.

Quels sont vos projets à venir?
Ma rentrée va être chargée! Début septembre, je publie une nouvelle série, avec l’illustrateur Yomgui Dumont chez Casterman. Elle s’appelle 109, rue des soupirs, et raconte l’histoire d’un petit garçon élevé par des fantômes parce que ses parents ne sont jamais là. En octobre, je publie également le premier tome d’une nouvelle série que je fais avec mon acolyte Bruno Salamone, avec qui j’ai publié les albums sur le monstre du placard, chez Actes Sud junior. La série s’intitule Simon Portepoisse et parle d’une famille de monstres dont la mission est de livrer des mauvaises nouvelles aux humains. En octobre, Diane le Feyer et moi publierons également un tome collector de notre série «Mortelle Adèle», intitulé Mortelle Adèle au pays des contes défaits, qui est la première grande aventure de notre héroïne. Pour fêter les deux millions de lecteurs on voulait proposer un tome plus grand, plus long, plus riche. On espère que ça plaira à nos lecteurs!
Et sinon, j’ai terminé mon nouveau roman, qui paraîtra en janvier dans la collection D’une seule voix des éditions Actes Sud junior. Il s’intitule Météore et je suis vraiment très content de pouvoir y parler d’un sujet important et nécessaire… Mais je n’en dis pas plus pour le moment.

dole Antoine
Deux titres de la rentrée: «109, rue des soupirs (T. 1). Fantômes à domicile»  (© Casterman) et «Simon Portepoisse (T. 1). Petits malheurs en famille»  (© Actes Sud junior)

Pour conclure cette interview, qu’est-ce que vous auriez envie de dire en trois verbes à cette jeunesse qui vous lit?
Rêvez. N’ayez pas peur de rêver. Cette vie peut-être magique si on lui laisse une chance de nous surprendre.

Aimez. N’ayez pas peur d’aimer. Même ceux qui ne vous aiment pas. Nous vivons dans une société qu’il faut nourrir d’amour, c’est ça qui la fera grandir, changer, évoluer.
Combattez. Chaque jour la vie se chargera de vous apporter des raisons de trébucher, de tomber. Ne cessez jamais de vous battre. Car tant que vous combattrez, vous vous relèverez, vous avancerez. N’ayez peur d’aucun dragon, d’aucun obstacle, ne laissez personne se dresser entre vous et ce que vous avez à vivre pour vous accomplir, car vous êtes les héros de votre propre histoire. Ce monde ne le sait peut-être pas encore, mais il a besoin de vous.


Si vous souhaitez en savoir plus sur Antoine Dole et suivre son actualité:
Visitez sont site Internet: www.antoinedole.com; son compte Instagram: www.instagram.com/Antoinedole; son compte Facebook: 
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