Domicilié en région parisienne, l'auteur de littérature jeunesse, Frédéric Magnan, vient souvent trouver l'inspiration en flânant ou en arpentant les rues et certains quartiers de Paris. La beauté, la renommée ou encore le mystère de l'île de la cité, Saint Jacques… et autres endroits d'une des plus belles villes au monde, sont source d'inspiration, tout comme sa famille et son entourage.
Fasciné par le monde des livres pour enfants, depuis sa naissance jusqu'à en faire son métier, Frédéric Magnan nous renseigne sur sa manière de travailler, ses sources d'inspiration, ou encore sa vision du monde éditorial d'aujourd'hui.
Frédéric Magnan
7, promenée Venise Gosnat
94200 Ivry sur Seine
Tél. : 01 46 58 67 01
mail : magnan.frederic@free.fr
Paul Seltensperger : Quelles ont été vos études et votre carrière avant de devenir auteur de littérature jeunesse?
Frédéric Magnan : J'ai une formation en sciences politiques (DEA) et après avoir été journaliste spécialisé en économie, notamment au sein de la rédaction du quotidien économique Les Echos, j'ai publié mes deux premiers livres pour la jeunesse en 1997. J'ai arrêté ma carrière de journaliste pendant quelques années avant de reprendre le métier en tant que collaborateur extérieur à la rédaction (pigiste) de 2001 à 2004. Aujourd'hui je me consacre à nouveau pleinement à l'écriture jeunesse en travaillant également sur des illustrations.
Paul Seltensperger : Comment est née votre passion pour la littérature jeunesse?
Frédéric Magnan : J'ai toujours aimé les histoires, je pense. J'ai toujours aimé en entendre ou en lire sous quelque forme que ce soit : littérature, BD, dessin animé, cinéma. Pendant longtemps, pour moi, l'histoire a primé sur le style en littérature, même si c'est moins vrai aujourd'hui.
Mais pour que je commence, ou même que je songe à me lancer dans l'écriture, il a fallu deux choses : d'une part, après avoir exercé pendant quelques années le métier de journaliste, j'ai pris conscience que je possédais désormais les outils qui me permettaient d'écrire. Deuxième élément : la naissance de l'un de mes enfants, handicapé, m'a fait voir la vie autrement et considérer que tout était possible dans la vie, et donc, pourquoi pas, écrire... et être publié ! (Raisonnement ou démarche toute personnelle j'en conviens)
Paul Seltensperger : Avez vous en un rapport particulier avec la littérature jeunesse dans votre enfance ?
Frédéric Magnan : Je garde quelques souvenirs de lectures d'enfance (Voyage au centre de la terre, l'affaire Caïus, et une série éditée chez Hachette ou aux Deux coqs d'or, je ne sais plus, qui était écrite par un ancien journaliste (tiens, tiens) et qui mettait en scène les enquêtes, trépidantes cela va de soi, d'un journaliste (encore!) nommé Jacques Rogy. Je pense que ce vague souvenir et les aventures de Tintin ne sont pas étrangères à mon désir, à un moment donné, d'entreprendre une carrière de journaliste. Mais je lisais aussi beaucoup de BD et ce n'est que plus tard (à la fin de l'adolescence) que j'ai commencé à lire beaucoup.
Paul Seltensperger : Où écrivez vous?
Frédéric Magnan : Domicilié en banlieue parisienne, je travaille à mon domicile.
Paul Seltensperger : D'ou vient votre inspiration?
Frédéric Magnan : Dans les romans pour les plus grands (les policiers) l'inspiration est en grande partie venue du lieu. Que ce soit pour Les démons de Saint Jacques ou Le mystère de l'île Saint-Louis, j'ai beaucoup arpenté les quartiers que je décris dans le livre. Les intrigues, elles, se sont construites au fur et à mesure par une multitude d'accumulations : une pelote bien difficile à démêler aujourd'hui ! Certains textes pour les plus jeunes m'ont été inspirés, au moins pour leur point de départ, par l'observation des jeux de mes enfants : je pense à la sorcière sur le toit notamment, publié chez Epigone, mais non disponible en librairie aujourd'hui.
Paul Seltensperger : Le secteur littérature jeunesse se porte bien, croyez vous à cette longévité, malgré l'arrivée des nouveaux médias? |