Qui a peur du grand méchant loup ? | Sabine Sonneck vit et travaille à Lille et sort de l'ERSEP (Ecole Régionale d'Expression Plastique) à Tourcoing. Elle a constitué au cours de mes cinq années d'études 2 expositions de sculptures d'assemblages sur les thèmes du conte, dont une sur le thème de la peur du Loup
Descriptif de l'exposition
1° «Promenons-nous… »
Cette sculpture d’assemblage fonctionne comme un « mini-manège » composé de quatre loups circulants sur des patins à roulette et dont les ombres se reflètent (à l’image des mobiles pour berceau) sur une projection (diapositive) du petit chaperon rouge. Le tout induisant des phénomènes de société tels que : la rencontre de diverses tranches d’âge autour d’un même phénomène (le roller), la course à l’image, l’envie de se surpasser pour tendre vers un idéal de pureté, de beauté inaccessible.
2° « Touche pas mon trésor ! »
Celle-ci se présente comme un raccourci entre les différents contes (Perrault, Andersen, Grimm, Aymé) dans lesquels le loup collecte et amasse les objets de ses désirs. Une guillotine protège ses trésors, symbolisant sa suprématie mais aussi sa perte continuelle, aussi bien vis à vis de ses biens que de ses victimes
3° « Nuit Blanche »
Une installation lumineuse révélant la forme évidée d’un loup nous renvoie à la scénographie filmique dans la forme ainsi qu’aux fantasmes liés aux rêves mais aussi aux cauchemars et aux peurs liés à l’enfance.
4° « Loulou »
Ce loup est une peluche qui est un référant direct aux jouets, à la peluche sécurisante et douce confidente de nos secrets, à ceci près qu’elle est rouge et montre des dents terrifiantes induisant une idée de colère et de tendresse propres aux enfants.
5° « Grand-Maman »
Cette grand mère présente des signes extérieurs particuliers, revêtue d’un bleu de travail, elle chevauche un loup de métal qu’elle a fabriqué. Poussée à l’excès cette représentation est un constat de ce que peut être la longévité à notre époque dans le meilleur des cas ; mise en abîme d’une réflexion sur la place des personnes âgées au sein des sociétés.
6° « Devine qui j’ai mangé ! »
Cette pièce symbolise le renversement d’une situation habituelle au sein des contes ; ici, une petite fille dont l’image n’est pas conforme à l’idéal enfantin est assise sur une chaise haute, le regard vague, digérant…le loup dont les restes gisent épars autour d’elle.
7° « Raconte-moi une histoire.. »
Cette sculpture présente le profil d’une petite fille, sur les genoux d’un grand méchant loup, tous deux assis sur une grande chaise de métal. Celle-ci représente le confort relatif d’une pelote de laine enroulé autour d’aiguilles à tricoter surdimensionnées. Malgré cette thématique relative aux conteurs d’histoire, aux soirées au coin du feu, il faut y voir une mise en garde envers certains dangers. Organisateur : Sabine Sonneck Adresse : Contact - Sabine Sonneck - deffrennemh@aol.fr Public : Enfant Thème : Conte | | La femme dans les contes de fées | Sabine Sonneck, plasticienne, propose une exposition de sculptures d'assemblages sur les thèmes du conte, dont une sur le thème de la femme dans les contes de fées
Descriptif de l'exposition
1° « Les Poupées Russes »
« Le Petit Poucet » de C.PERRAULT
Ces poupées sont issues d’une technique de papiers collés sur du grillage mais le papier ici utilisé provient d’annuaires téléphoniques. Leurs visages sont en aluminium martelé (matériau d’isolation). C’est une métaphore des rapports humains ; appartenance à un groupe, à une culture, mais avec cette possibilité de dissociation qui représente l’individu, s’emboîtant les une les autres ou se piquant dangereusement.
2° « Demi-mensonge »
« Pinocchio » de COLLODI
Le personnage est composé de différents matériaux et se place au centre d’une cage suspendue, métaphore du mensonge qui s’installe peu à peu, mais fini toujours par emprisonner totalement l’être qui s’y trouve piégé.
3° « Arachné »
« Les Métamorphoses » d’OVIDE
Cette pièce est le pendant de Pinocchio. Elle est en fer à béton soudé et possède huit branches, rappel des huit pattes de l’araignée. Sa forme semble rappeler le corset féminin tout en étant seulement une symbolique du vêtement que l’on tisse. Cette pièce dénonce l’importance que certains attachent aux apparences.
4° « La Maison de Pain d’Epice »
« Jeannot et Margot » de GRIMM
Elle est composé d’une armature en bois recouverte de pain d’épice et se dispose tel un jeu de constructions d’enfants avec un ensemble de petits éléments ( route, arbres, fleurs ). Elle représente d’une part, la peur des enfants face à la sorcière et d’autre part, la gourmandise qui peut se transformer en véritable problématique nutritionnelle. La maison qui est à la fois un lieu de protection et u lieu d’amusement peut se transformer en lieu de craintes et d’appréhensions pour tout être qui n’arrive pas à dépasser le stade de l’oralité.
5° « La Marquise de L. »
« Peau d’Ane » de PERRAULT, « Peau de Mille Bêtes » de GRIMM
Les diverses composantes de cette pièce mettent en évidence le manque d’équilibre qui existe dans notre société entre les hommes et les femmes, situation confinant souvent la femme dans son rôle séculaire de femme au foyer.
6° « Le Coucher »
« La Princesse au Petit Pois » d’ANDERSEN
Cette installation est un assemblage d’éléments divers se référant au conte et prenant place dans l’espace du lit de manière à en faire un lieu de lutte et de confrontation s’opposant à sa fonction première.
Organisateur : Sabine Sonneck Adresse : Contact - Sabine Sonneck - deffrennemh@aol.fr Public : Enfant Thème : Conte | |
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