L'avis de RicochetFrédéric Miller, 14 ans, ne sait plus quoi faire. Pop est mort, Pop qui le maltraitait et l’obligeait à être complice de ses sévices sur d’autres petits garçons, mais aussi Pop, la seule personne qu’il connaissait et qui lui donnait des repères. Alors, jouant de sa ressemblance avec Neil Lacey, une ancienne victime, il se rend à la police et se fait passer pour le fils chéri de la famille Lacey, revenu de l’enfer. Au prix d’incroyables efforts, il réussit à s’intégrer dans cette maison aisée, même si Diana, la fille, n’est pas vraiment dupe.
Mais Frédéric-Neil est reconnu par un ancien comparse de son père qui va le faire chanter. L’adolescent hésite, puis finalement renonce à sa fausse identité lorsque son nouveau petit « frère », Stevie, est en danger. Stevie est sauvé. Les Lacey décident de garder Frédéric.
Il est rare de voir dans un ouvrage jeunesse un sujet si délicat, la pédophilie, traité de manière frontale. Si l’auteur ne se complaît pas dans des détails sordides, elle ne les évite pas non plus (cris des garçons enlevés, tombes creusées dans la cave…). Elaine Marie Alphin apporte une touche d’espoir dans l’horreur : un être humain exposé à de tels phénomènes n’est pas fatalement amené à reproduire le même comportement, mais peut se développer de manière plus ou moins équilibrée. Le psychisme de Frédéric est approfondi, et le lecteur ressent parfaitement le balancement entre une soumission à Pop, le père de qui il tient toute son éducation, et un instinct de survie supérieur à tout. Frédéric se libérera, difficilement certes, du poids de son passé.
Pour le courage de l’auteur qui ose, sur un sujet d’actualité explosif, présenter les faits tels qu’ils sont, on pardonnera de nombreuses invraisemblances (Frédéric berne facilement toute l’administration, les Lacey parviennent à le récupérer sans procédures particulières, l’adolescent maîtrise la voile sans en avoir jamais fait…). A conseiller toutefois aux plus grands. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Pocket JeunesseJusque dans les années 80, Presses Pocket publiait, sans politique édititoriale véritable, les titres du Groupe de la Cité. La trésorerie repose alors presque exclusivement sur la publications des oeuvres de Pagnol, constituant bientôt une collection autonome. L'arrivée en 1988 de Leonello Brandolini... |
L'avis des internautes
(Les avis exprimés ci-dessous n'engagent que leurs auteurs)Il faut cesser de regarder les séries TV et commencer à lire les livres si on veut en faire la chronique, c'est ridicule, surtout sur un site comme celui ci !