L'avis de RicochetAvec ce nouvel album d’Eric Battut, les habitués pourront reconnaître un personnage déjà vu dans plusieurs albums (et notamment dans Pays sages paru en 2001). Nous retrouvons ici aussi des thèmes favoris de l’illustrateur : la formulation sous forme de conte, la solitude du créateur, le cirque, la différence. Avec ce Tête à l’envers, Eric Battut nous plonge dans le monde de l’art, celui de l’inspiration et de la reconnaissance. Car Tête à l’envers (tout de noir vêtu et toujours accompagné de son chien) est peintre. Pourtant, les adultes l’ignorent. Malgré toute sa concentration, ce sont souvent les enfants qui apprécient son travail. L’artiste veut se faire apprécier et imagine toute sorte d’astuces : aller au spectacle, marcher sur les mains. Mais rien n’y fait. Tête à l’envers perd l’appétit, arrête de peindre, part en voyage. Jusqu’au jour où un marchand de tableaux reconnaît enfin son talent. Pour admirer les œuvres de Tête à l’envers, il fallait juste se pencher de côté. On connaît les multiples talents d’Eric Battut. Il faudra y ajouter celui de conteur. De beaux tableaux à l’encre, pour un album quasi autobiographique. L'éditeur : Lo Païs d'Enfance/Le RocherLo Pais d’Enfance a été crée en 1995 avec pour objectif de publier de la poésie destinée à un jeune public. Des auteurs aussi divers que Pef, Rivais, Daniel Schmitt, Guillevic, Michel Butor n’hésitèrent pas à confier des textes. La collection se veut de qualité sur un beau papier, avec des illustrations... |