L'avis de RicochetBagdad, début du IXème siècle. La jeune Aliaza, d’origine saxonne, vit dans le harem d’un vizir grand ami avec le khalife Haroun-al-Rachid. Puissant et intelligent, ce dernier n’est autre que le héros des Mille et Une Nuits… Pour le flatter, le vizir lui amène Aliaza, partenaire redoutable aux échecs. Mais bientôt, Aliaza se sert de cette proximité avec le pouvoir, et elle se voit confier une mission secrète auprès de Charlemagne, Empereur d’Occident. Là, elle espère échapper au destin du harem, retrouver son père, et, qui sait, découvrir l’amour.
Le motif du harem véhicule avec lui toute une kyrielle de préjugés, que l’on jugera séduisants ou révoltants, c’est selon. J. Esther Singer n’élude pas cet aspect, avec un monde soigneusement clos, des descriptions de jardins, de vêtements ou de plats fabuleux. Assistée par un eunuque protecteur, Aliaza n’a pas à se plaindre. Elle rêve d’une nuit avec le vizir, et aussi, de manière plus moderne, à l’amour librement choisi… Ses origines étrangères, sa curiosité naturelle la sauvent heureusement des rivalités féminines. Elle a la chance d’apprendre les sciences, les échecs lui donnent rapidement le goût de la stratégie et « des idées sous le turban ». A partir de là, elle agit à égalité avec les plus grands, qui se laissent charmer par cette jolie rousse à la peau blanche. Le lecteur suit avec passion les aventures rythmées d’une narratrice qui tutoie l’Histoire, rebelle d’une littérature pour filles maniant le rose avec finesse. Les détails historiques foisonnent, un petit dossier final résume excellemment la situation politique de l’époque, ce qui finit d’enlever tout scrupule au prescripteur quant à l’intérêt de cette trilogie à dévorer ! Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
L'éditeur : Plon jeunessePôle jeunesse des éditions Plon, Plon jeunesse accompagne les ados en leur proposant des romans adaptés à leurs envies, des héros qui leur ressemblent, des documentaires qui répondent sans tabou à leurs questions, des livres sérieux ou drôles qui leur parlent d’eux. |