L'avis de RicochetC'est avec sobriété et beaucoup de descriptions que Chaim Potok nous propose un roman autour de l'impossibilité de se dire après Auschwitz. Le jeune Noah, unique survivant des quatre mille juifs polonais de la ville de Kralov en Pologne, revient du camp d'Auschwitz. Hébergé chez sa tante à Brooklyn, il recherche un professeur d'anglais. Davita Dinn de quelques années de plus lui dispense ses cours particuliers. Oreille attentive, elle le laisse doucement reprendre confiance en lui sans poser de questions. Il faut dire que Noah silencieux est comme emprisonné dans son passé, en prise avec ses démons. Et pourtant peu à peu Noah va parvenir à raconter, par quelques mots mais surtout grâce à ses dessins. Ceux que lui demande Rachel, la petite sœur de sa nouvelle professeur d'anglais et qu'il refuse dans un premier temps, trop lié à son passé. A travers des dessins d'animaux, apparaissent alors des pans de son histoire: ses peintures avec son frère jumeau pour Reb Binyonim, la restauration de l'arche de la synagogue puis l'arrivée des soldats allemands. Très lent, ce roman s'immisce dans le monde des traditions juives et se trame au gré des répétitions de phrases du miraculé, novice en anglais. traverse ces rencontres. Un roman important tout en retenue, traversé par du ressenti, de la douleur où l'on y entre un peu difficilement tant on voudrait que les paroles puissent couler. L'éditeur : Ecole des Loisirs (L')En marge de la maison d'édition scolaire "L'Ecole", Jean Fabre crée en 1965 les éditions de L'Ecole des Loisirs. Avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, ils vont constituer, au cours des années, un fonds de valeurs sûres de l'édition de jeunesse, venant du monde entier, qui leur permettra d'imposer leurs... |
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