L'avis de Ricochet« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », Jérôme, dix-sept ans, revendique hautement le parrainage de Rimbaud, mais l’hostilité ouverte, déclarée, la haine qui l’oppose à son frère Jérémie est très sérieuse, pesante, poignante. Tout les oppose leur rapport au monde, leur rapport aux femmes. Pour Jérémie, toute fille est bonne à prendre, marque de sa supériorité de mâle ; pour Jérôme, l’amour est une aventure, un voyage qu’il vivra, avec Alcyone, aperçue un jour, telle la passante baudelairienne, poursuivie et rejointe. Jérôme se livre dans un journal, rédigé à la demande d’un psy, éclairé ou contredit par un contre-journal. Le récit oscille entre violence avec son frère puisqu’il se bat ouvertement jusqu’au fratricide par accident et violence sociale exercée sur l’amour en fuite avec Alcyone au bord de la mer. La forme du journal, le poids des mots, la virtuosité verbale des sensations vécues ou non lors du plongeon, la force de l’eau, les portraits terribles, père pesant, mère absente, frère fictif et détestable, tout concourt à faire de ce roman un itinéraire chaotique où le lecteur doit faire le tri, du vrai, du possible, de l’impossible, de la fabulation. « PEUT-ON AIMER LA VIE AU POINT DE VOULOIR LA PERDRE », une écriture très experte, haletante pour parler aux adolescents, Un récit trouble et troublant pour lecteur/lectrice aguerri(e). Danielle Bertrand Voir la chronique de Danielle Bertrand
Brève présentation par l'éditeurQu'est-ce que ça veut dire avoir dix-sept ans à la campagne, avec un frère aîné qui fout la honte ? Solitude, besoin qu'il arrive quelque chose, envie désespérée de rester accroché au regard d'une inconnue croisée dans la rue, nécessité de chercher les mots. Quitte à se mettre en danger...L'éditeur : Actes Sud junior En 1995, les éditions Actes Sud publient leurs premiers livres jeunesse et, peu à peu, s’affirme le désir de créer, sous la marque Actes Sud Junior, un véritable département.
En 2006, une page se... |