 L'avis de RicochetIllustratrice volontiers pour adultes, Mariana Chiesa Mateos s'est fait remarquer à Bologne avec cet album très fort sur l'immigration. Il n'y a pas de paroles, et les images se prêtent à de multiples interprétations, dans une continuité à créer ou en sautant d'un symbole à l'autre. Le livre peut se lire tête-bêche et a donc deux entrées ; réfugiés dans les airs et par bateaux finissent par se rencontrer au milieu des pages, pour le meilleur ou pour le pire... Les personnages prennent la forme d'oiseaux migrateurs, restent de simples silhouettes anonymes : ballottés d'un endroit à un autre et parqués derrière des grilles, ils nous interrogent sur le droit d'asile. Les illustrations volontairement simplistes mettent mal à l'aise, les questions se multiplient pour une réflexion citoyenne, saine, à entamer à partir de 7/8 ans accompagné d'un adulte. Sophie Pilaire Voir la chronique de Sophie Pilaire
Brève présentation par l'éditeurUn livre graphiquement fort pour évoquer l'émigration à travers deux histoires sans texte. Un livre sans parole, qui laisse chaque lecteur l’interpréter selon sa propre sensibilité. Un livre avec deux histoires et deux couvertures, tête-bêches, du passé au présent, du présent au passé. Un livre à la fois fort et réaliste, pour ceux qui croient que les mers unissent plutôt que de séparer, pour ceux qui pensent que le mot migrant doit être encore un joli mot.L'auteur : Mariana Chiesa MateosPetite-fille d’immigrés espagnols en Argentine, Mariana Chiesa Mateos a à son tour émigré en Espagne à l'âge adulte, avant de rejoindre l’Italie où elle vit aujourd'hui. Son histoire familiale est pétrie de ces migrations entre l'Europe et l'AmériquL'illustrateur : Mariana Chiesa MateosPetite-fille d’immigrés espagnols en Argentine, Mariana Chiesa Mateos a à son tour émigré en Espagne à l'âge adulte, avant de rejoindre l’Italie où elle vit aujourd'hui. Son histoire familiale est pétrie de ces migrations entre l'Europe et l'AmériquL'éditeur : Le SorbierFondées en 1978 par Régine Lilensten, Le Sorbier a pris un nouveau départ en 2007, avec l’ambition et l’enthousiasme qui caractérisa ses débuts.
Riche de quelques trésors devenus de grands classiques – les Contes russes illustrés par Bilibine, les Histoires comme ça de Kipling par... |